Daréty. Adénopathie trachco-bronch. TU. de Paris
MALADIES DU MËDIASTIN.
des anastomoses profondes et superficielles qui relient l système cave supérieur au système cave inférieur, et qui pour le besoin actuel, prennent un volume trois, quatre, dix fois plus considérable.
Ces anastomoses sont la grande et la petite veine azygos, les veines intercostales, mammaire interne, épigastrique, sous-cutanée abdominale, circonflexe iliaque. C’est grâce à ces voies détournées que le sang du système cave supérieur cherche à se déverser dans le système cave inférieur, pour remonter dans l’oreillette droite. Il s’ensuit que, dans ces cas anormaux, le courant du sang se fait de haut en bas dans les veines cutanées du thorax et de l'adbomen, et il est facile de se convaincre du sens du courant, en refoulant le sang d’un segment veineux dilaté et en supprimant alternativement la compression à l’extrémité supérieure ou à l’extrémité inférieure du segment exsangue1.
Si la grande veine azygos participe à la compression, le rétablissement de la circulation a lieu seulement par la veine cave inférieure ; dans le cas contraire, le système azygos qui se déverse dans la veine cave supérieure, prend sa part au rétablissement de la circulation. En résumé, la stase sanguine dans les vaisseaux veineux, la situation topographique de ces réseaux et la direction du courant sanguin, forment par leur réunion un indice précieux qui permet de remonter à l’origine du mal, c’est-à-dire à l’obstacle de la circulation dans le médiastin.
Quand la circulation collatérale est suffisante, les troubles sont peu marqués; dans le cas contraire, on voit apparaître de l’œdème des mains et de la face, les lèvres sont violacées et les yeux injectés, le malade éprouve des vertiges, des épistaxis, de la céphalalgie, en un mot, les signes de la congestion céphalique par stase veineuse.
Lorsque la compression porte sur l’artère sous-clavière,