Jaccoud. Clin. méd. de la Charité, p
MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
sur le tronc brachio-céphalique, le pouls radial diminue d’amplitude dans le côté correspondant à la compression. On a plusieurs fois noté la compression de l’artère pulmonaire2 ou de ses branches; l’ulcération de ces vaisseaux a été cause d’hémoptysie foudroyante.
c. Compression de la trachée et des bronches. — La bronche gauche est plus souvent comprimée que la droite; le murmure vésiculaire diminue ou disparaît dans le poumon correspondant, mais la sonorité thoracique est conservée. La réunion de ces deux symptômes, absence de la respiration et conservation de la sonorité, éloigne l’idée d’un épanchement de la plèvre et ne peut s’expliquer que par un rétrécissement ou par une compression de la bronche. Quand le calibre de la bronche est très diminué, on observe, au moment de l’inspiration, une dépression de la paroi thoracique [tirage), dépression surtout visible au niveau des creux sus-claviculaire et épigastrique (N. Guéneau de Mussy).
La compression des bronches et de la trachée provoque souvent une inspiration rude et sifflante qui, d’après son intensité et son caractère, prend le nom de cornage (Cayol) ; ce bruit se retrouve toutes les fois qu’il existe un rétrécissement des gros tuyaux aériens, larynx, trachée, ou bronches de fort calibre.
d. Altération des nerfs pneumogastrique, récurrent, phrénique et sympathique. — Les symptômes consécutifs aux altérations de ces nerfs sont fort différents, suivant que le nerf est irrité (symptômes d’excitation) ou détruit (symptômes de paralysie); c’est là une distinction fort importante. La toux rauque, quinteuse, coquelucho'ide (Guéneau de Mussy), a été notée dans un grand nombre d’observations d’adénopathie bronchique. « Chez les enfants spécialement, lorsque la toux spasmodique se montre d’emblée, ou persiste longtemps après une coqueluche véritable, il y a lieu de soupçonner une compres-