Coync. Anatomie de la muqueuse du larynx. Thèse de Paris
intérieures des carlilages aryténoïdes, par leur rapprochement, mettent les cordes vocales en contact dans toute leur étendue, et au moment de l’émission du son, les lèvres de la glotte vibrent surtout dans leur tiers antérieur; or, l'accolement complet des cordes vocales ne peut plus se produire, si la muqueuse inter-arylénoïdier.ne est tuméfiée, épaissie, par l’hypertrophie glandulaire et par une vascularisation exagérée; il en résulte que les sons aigus sont défectueux ou font défaut. Plus tard, le malade perd les notes graves, et les notes du médium sont egalement atteintes si la lésion gagne les cordes vocales *.
Quand les lésions sont généralisées on constate au laryngoscope, outre les hypertrophies glandulaires dont je viens de parler, 1 état granuleux et la vascularisation des bandes ventriculaires, l’état granuleux et les striations rougeâtres des cordes vocales. Parfois on voit des érosions en divers points de la muqueuse.
Laryngite hypertrophique. — La laryngite hypertroplnquc est rarement isolée, elle est habituellement associée à la forme précédente. L’hypertrophie est générale ou partielle; dans ce dernier cas elle porte sur lepHotte sur les replis aryténo-épigloltiques* sur les cordes vocales! Türck a même décrit une variété d’hypertrophie atteignant la corde vocale : cliorditis tuberosa. Les parties hypertrophiées sont rigides, souvent déformées; l’épiglotte s’incline en arrière et cache en partie l’entrée du larynxles replis aryténo-épiglottiques sont épaissis et comme raccourcis, les aryténoïdes prennent la forme d’un mamelon a contours irréguliers, les cordes vocales augmentent considérablement de volume.
Outre les altérations de la voix qu’on retrouve ici sous toutes les formes, la laryngite hypertrophique est parfois accompagnée d une dyspnée, qui est due à la saillie des parties hypertrophiées qui oblitèrent en partie l’orifice
p10iKrishaher- Annales des maladie, de l'oreille cl du larynx, 1880,
MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
du larynx et peuvent arriver graduellement à provoquer 'asphyxie.
On oppose aux laryngites chroniques un traitement local et général. L’application directe sur le larynx d’une solution de nitrate d’argent au dixième et même au cinquième, les insufflations de bismuth, les inhalations de vapeurs iodées, ou sulfureuses, les préparations arsenicales à l’intérieur, sont les agents thérapeutiques les plus usités. On obtient de bons résultats de la cure des Eaux-Bonnes de Cauterets, de la Bourboule. Ivrishaber a appliqué avec succès l’ignipuncture aux granulations du larynx.
Il faut également s’assurer de la perméabilité des fosses nasales, et restaurer la respiration par le nez. La laryngite goutteuse cède souvent à des topiques très chauds placés sur le cou, k des aspirations nasales d’eau légèrement salée et aussi chaude que possible; elle est améliorée par les gargarismes très chauds. Le meilleur de ces gargarismes peut être fait avec du vin, additionné d’une infusion de cannelle qui le rend astringent et qui doit être employé aussi chaud que le malade pourra le tolérer. Tous les symptômes cèdent en général très rapidement. (Bonnier.)
§ i. SYPHILIS DU LARYNX.
Par leur fréquence et par leur importance, les lésions syphilitiques du larynx méritent de fixer longuement notre attention. Léwin dit qu’après la peau et la gorge, c’est le larynx que la syphilis attaque le plus souvent. Sous l’influence de la syphilis, les différentes parties du larynx, l’épiglotte, les replis aryténo-épiglottiques, les bandes ventriculaires, les cordes vocales, le squelette du larynx peuvent être le siège d’altérations les plus diverses.
MALADIES DU LARYNX
Les lésions superficielles, le catarrhe laryngé, l'érythème, les plaques muqueuses, les érosions, les ulcérations avec ou sans œdème, font partie des accidents secondaires1.
Les infiltrations sous-muqueuses, les syphilomes diffus ou circonscrits, les ulcérations, les hypertrophies, les végétations, les altérations des cartilages, la formation et l'élimination des séquestres, les rétractions cicatricielles, les laryngosténoses progressives, les déformations permanentes, le phlegmon péri-laryngien2, font parLie des acccidents tertiaires.