‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 215 sur 292 · Ual. du cœur, p · texte numérisé non relu

Ual. du cœur, p

MALADIES DE L'ENDOCARDE.

sont plus accusées dans l’insuffisance que dans le rétrécissement, parce qu’une partie de l’ondée sanguine repasse dans l’oreillette au lieu de pénétrer en totalité dans l’aorte.

L'insuffisance mitrale se traduit à l’auscultation par un souffle systolique assez râpeux, d’un timbre quelquefois musical et dont le maximum siège au-dessous et en dehors du mamelon. C’est ce qu’on appelle le souffle de la pointe, en opposition aux souffles de la base, qui siègent à l’orifice aortique. Du reste, le maximum du souffle mitral n’est pas exactement à la pointe du cœur, il est plutôt à la partie moyenne du ventricule et au niveau de la zone valvulaire (Peter)1. Ce bruit du souffle est tantôt doux, analogue à un bruit de soufflet, tantôt rude et vibrant, analogue à un jet de vapeur; il se propage dans la direction de l’aisselle et on le retrouve fort distinct en arrière, entre les deux épaules, signe précieux pour le diagnostic (Duroziez).

Le rétrécissement mitral se traduit à l’auscultation par des signes divers, qui chez un même malade peuvent être dissociés ou associés. Quand ces signes sont au complet, et que le malade n’a point d’arythmie, on constate à l’auscultation du cœur un rythme spécial, composé de divers bruits morbides. L’analyse de ces bruits permet d’établir que le rétrécissement mitral peut être caractérisé suivant les cas : 1° par un souffle diastolique (rare), par un roulement ou par un souffle présystolique, ou par un dédoublement du 2° bruit, la seconde partie de ce dédoublement pouvant être souillante. Le mécanisme de ces bruits a été détaillé à l’un des chapitres précédents concernant la physiologie et la pathogénie des bruits du cœur2.

Les lésions mitrales sont souvent accompagnées du renforcement du deuxième ton de l’artère pulmonaire (Jaccoud), à cause de la tension exagérée que subissent

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