Juhel-Rémoy. Thèse de Paris, 18S
MALADIES DU MYOCARDE.
cœur droit, plus accusées au niveau des piliers de la cloison interventriculaire et surtout au voisinage de la pointe. Sur certains cœurs ces îlots de sclérose ne se voient pas à l’œil nu, le microscope seul permet de les découvrir. Ils apparaissent alors comme formés de tissu conjonctif fibrillaire plus ou moins dense suivant leur ancienneté et entremêlé de fibres élastiques (Letulle)1 2. Les uns sont développés au pourtour d’une artériole atteinte d’endo-périartérite (sclérose périvasculaire ou inflammatoire), les autres sont situés loin des artères (sclérose dystrophique *). Dans ce dernier cas, les artères ne présentent pas trace de périartérite ; l’endartérite seule existe, se traduisant à première vue par un rétrécissement du calibre du vaisseau. De ces deux variétés de sclérose, la seconde serait la plus fréquente; chacune d’elles peut exister seule, mais parfois elles se trouvent réunies chez le même sujet ; la sclérose est alors mixte. Weber3, Huchard4.
Les faisceaux musculaires situés à la périphérie des îlots scléreux sont atrophiés et fragmentés, au centre de l’ilot ils ont complètement disparu. Ceux qui sont situés en dehors du processus inflammatoire ou dégénératif sont augmentés de volume, mais leur contenu a souvent subi la transformation graisseuse ou granulo-graisseuse, voire même la dégénérescence amyloïde (Letulle).
Ces altérations du myocarde peuvent avoir pour résultat la diminution de résistance des parois du cœur et la formation d 'anévrysme du cœur. Les anévrysmes se développent généralement dans les points où la pression est la plus forte et les lésions du muscle cardiaque lé plus prononcées, c’est-à-dire au voisinage de la pointe du cœur et au niveau du ventricule gauche (Pelvet5).