‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 243 sur 292 · Physiologie médicale de la circulation, p · texte numérisé non relu

Physiologie médicale de la circulation, p

2. Bucquoy, Gaz des hôp., 187<x-Léger. Aort aig. Th. de Paris, 1877.

3. Pitres. Hypertr. et dilatât, cardiaq. indépend. des lésions valvuL

Th. d'agrég., Paris, 1878.

MALADIES DU MYOCARDE.

table à un excès de pression, car les expériences physiologiques (Marey) ont prouvé que la présence d’une poche élastique sur le trajet d’un vaisseau n’est pas une gêne pour la circulation. Je ferai néanmoins une restriction au sujet des anévrysmes de l’aorte: car dans un certain nombre de cas, et j’ai vérifié trois fois le fait à l’autopsie, le cœur n’était nullement hypertrophié ; il avait conservé son volume normal, et cependant les anévrysmes étaient volumineux.

Les lésions artérielles de la petite circulation déterminent l’hypertrophie du ventricule droit. Tout rétrécissement congénital ou acquis de Y artère pulmonaire détermine l’hypertrophie et la dilatation des cavités droites du cœur.

L’ artériosclérose du cœur associée aux scléroses du myocarde *, avec ou sans hypertrophie de l’organe, sera étudiée au sujet de la maladie de Bright.

5° L’état morbide de certains organes retentit sur le cœur et détermine son hypertrophie. Les maladies chroniques du poumon (asthme, emphysème, catarrhe chronique) retentissent sur le ventricule droit, qui se dilate et s’hypertrophie : les pleurésies chroniques, les déformations costo-vertébrales peuvent produire le même résultat. La néphrite interstitielle détermine une hypertrophie du ventricule gauche (Traube, Potain)1 2, dont le mécanisme sera discuté au sujet de la maladie de Bright. L’hypertrophie transitoire du ventricule gauche pendant la grossesse3 est un fait généralement admis. M. Potain a rapporté des faits d’hypertrophie cardiaque consécutive à des lésions du plexus brachial4. Les lésions chroniques du foie peu-

1. Weber. Artériosclérose ducœur. Th. de Paris, 18S7. — Odriozola. Lésions du cœur consécut. à l'ait, des coronaires. Th. de Paris, 1888.

2. I)u rythme cardiaque appelé bruit de galop, etc. (Soc. méd. des hôpit., 23 juillet 1875.)

3. Larcher. De l’hypertr. norm. du cœur pendant la gross. (Arch. de méd., 1858-1859, p. 291.)

i. Potain. Sem. méd., 29 février 1888.

MALADIES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE

vent amener la dilatation et un peu d’hyperlrophie du ventricule droit (Potain). L’hypertrophie cardiaque, suite de croissance, résulterait d’un défaut de parallélisme entre le développement du cœur et les autres organes

(Sée).

La dilatation des cavités du cœur accompagne presque toujours l’hypertrophie (hypertrophie excentrique)-, elle est générale ou localisée, et en rapport avec la résistance moindre des parois : aussi est-elle plus accusée dans les cavités droites du cœur.

Souvent la dilatation est la lésion dominante, c’est ce qu’on observe à la suite des maladies qui ont pour effet de diminuer la résistance des parois du cœur. A cette classe appartiennent les dystrophies du muscle cardiaque, que nous avons étudiées à l’article Dégénérescence et myocardite.

Anatomie pathologique. — Dans l’hypertrophie vraie, le volume et le poids du cœur sont augmentés; son poids peut s’élever à 1 000 grammes (500 grammes est le poids normal); l’épaisseur du ventricule gauche atteint 5 et A centimètres (12 millimètres est l’état normal); l’épaisseur du ventricule droit atteint 1 et 2 centimètres (5 millimètres est l’état normal).

La structure du cœur hypertrophié a soulevé bien des discussions (Letulle1), l’hypertrophie étant due pour les uns à une augmentation du nombre des faisceaux primitifs, pour les autres à une augmentation du volume de ces faisceaux ou à ces deux causes réunies. L’hypertrophie n’est pas seulement due à l’altération du muscle, tout y contribue; dans un cœur hypertrophié, il y a des lésions du tissu conjonctif, de l’endocarde, du .péricarde, des vaisseaux; toutefois l’altération de la libre musculaire est dominante. Rien ne prouve qu’il y ait multiplication des faisceaux primitifs, tandis que leur hypernutrition est admise par tous les auteurs, et chaque

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