Hevue de médecine, août
MALADIES DES VAISSEAUX
parenchymateuse que d’origine vasculaire1. Certains auteurs, confondant la lésion et ses effets, trouvent fort simple de mettre sur le compte de l’artério-sclérose les symptômes décrits sous le nom de petits accidents du brightisme, et qui ne sont, en somme, que des symptômes de toxicité. C’est confondre la lésion vasculaire des reins et les effets multiples de l’intoxication par insuffisance de la dépuration urinaire.
Après cette discussion générale, passons à l’étude détaillée des artérites et de l’artério-sclérose. Ces artérites peuvent se développer dans des conditions fort variées, elles ont des conséquences presque identiques quoique ayant des origines les plus diverses. Aussi est-il nécessaire de les classer sous plusieurs chefs.
ARTÉRITES TRAUMATIQUES
Ces artérites concernent surtout la chirurgie ; certaines, cependant, intéressent à la fois le médecin et le chirurgien ; telles sont les artérites qui se développent au voisinage d’une ulcération, ulcération superficielle ou profonde, cutanée ou viscérale. Dans ce cas les parois de l’artère n’échappent pas au processus inflammatoire et destructeur qui frappe les autres tissus environnants, et dès lors deux éventualités peuvent se produire. Si le processus inflammatoire prédomine, les parois de l’artère s’épaississent, prolifèrent, le calibre du vaisseau diminue, le sang se coagule et l’artère se transforme peu à peu en un cordon fibreux, imperméable, qui pourra être détruit ultérieurement sans conséquences fâcheuses. Si au contraire le processus ulcératif évolue rapidement (artérite ulcéreuse, artérite suppurative), les parois de l’artère sont détruites de dehors en dedans avant que la coagulation du sang ait eu le temps de se produire, elles perdent leur résistance et finissent par donner naissance à un