‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 268 sur 292 · Joffroy. Arch. de méd. expérim · texte numérisé non relu

Joffroy. Arch. de méd. expérim

MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE

anévrysme; c’est ce qui arrive parfois à l’intérieur des cavernes tuberculeuses ou à la surface des ulcérations gastriques. Si à un moment donné la tension artérielle augmente, la résistance des parois est insuffisante , l’anévrysme se rompt etunehémorrhagie foudroyante se produit.

Aux artérites traumatiques se rattachent encore les lésions artérielles qui se produisent lorsqu’une embolie vient oblitérer un vaisseau à sang rouge. A la suite de l’irritation produite par le corps étranger, quels qu’en soient d’ailleurs le point de départ et la nature, la tunique interne s’enflamme et des lésions analogues à celles que nous décrirons plus loin se produisent.

ARTÉRITES INFECTIEUSES

Pathogénie. — Dans le groupe des artérites infectieuses prennent place les artérites qui surviennent dans le cours ou à la suite des maladies générales*. Tour à tour admises et rejetées, elles ont été contrôlées par l’anatomie pathologique, par la bactériologie, et leur existence est indiscutable. Les maladies à évolution aiguë dans lesquelles on les observe le plus souvent sont : la fièvre typhoïde (Taupin, Potain, Vulpian, Hayem), etc., la diphthérie (H. Martin), l’état puerpéral (Simpson), la rougeole, la scarlatine, la variole (Brouardel), la malaria, le rhumatisme (Lancereaux, Guéneau de Mussy), etc. Parmi les maladies à évolution plus lente qui peuvent provoquer l’artérite, on doit citer en première ligne : la tuberculose et la syphilis.

Les données acquises sur l’évolution du bacille tuberculeux montrent en effet que c’est à la fois par les vaisseaux sanguins et par les lymphatiques qu’il se propage. Vient-il s’arrêter au niveau d’une artériole, il se développe en ce point une colonie microbienne. L’irritation produite par celle-ci sur les parois de l’artère, quel que

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