Jaccoud. Clinique médicale , 1887 p
S. Franck. Soc. de bioloqie , 9 janvier 1885.
MALADIES DE L'AITAKEIL ClKCLLATUIliE.
tenir à l’oblitération de l’artère sous-clavière par les caillots fibrineux de la poche, ou à une plaque oblitérante athéromateuse développée à l’orifice des collatérales de l’aorte, auquel cas on ne sent même plus battre l’artère sous-clavière; la suppression du pouls radial peut encore tenir à une oblitération artérielle provenant d’une embolie détachée des caillots fibrineux de l’anévrysme, auquel cas l’oblitération artérielle et ses conséquences apparaissent brusquement; elle peut tenir enfin à un rétrécissement artériel survenant par endartérite oblitérante, auquel cas les symptômes de l’oblitération vasculaire sont plus lents à s’établir*.
La compression d’un tronc vasculaire (veine cave, tronc veineux brachio-céphalique) peut provoquer des œdèmes et une circulation veineuse collatérale, dont la genèse et la localisation ont été étudiées à l’article Tumeur du médiastin. Dans le cas où la circulation est interrompue dans la veine cave supérieure, la tête, les membres supérieurs et le tronc, c’est-à-dire toutes les régions qui correspondent à la répartition du système cave supérieur, sont bleuâtres, cyanosés, œdématiés, sillonnés de veines dilatées, tandis que l’abdomen et les membres inférieurs ont conservé leur coloration normale1 2.
La compression du nerf sympathique détermine, entre autres phénomènes, le rétrécissement ou la dilatation d’une pupille.
Diagnostic topographique. — A l’aide des signes et des symptômes que je viens d’énumérer, on reconnaîtra l’existence d’un anévrysme aortique. Mais il ne suffit pas de diagnostiquer l’anévrysme, il faut, autant que possible, diagnostiquer sa situation exacte, car il me semble que sa gravité tient à sa situation plus encore qu’à ses dimensions.
On croit généralement que les anévrysmes les plus