COQUELUCHE
Description. — La coqueluche est une maladie spécifique probablement microbienne, contagieuse, épidémique, atteignant surtout le jeune âge, et conférant presque assurément l'immunité à ceux qu’elle frappe. Elle est formée d’un double élément : l’un inflammatoire, le catarrhe des bronches; l’autre nerveux, la quinte de toux
quon ne retrouve avec sa netteté dans aucune autre maladie.
Il est d’usage de décrire trois périodes à la coqueluche on Pourrait ajouter une période d’incubation dont la duree, difficile à préciser, s’étend du moment de la contagi°n a 1 explosion des accidents; la période d’incubation erait de six a sept jours d’après Roger.
Dans la première période, le catarrhe a les allures d’une
IZt bH°nChite; ren,ant 3 13 fièvre et la toux d’un ca- S )rdlna,re> et cependant quelques nuances révèlent
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MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
tarrliale dure de trois à quinze jours, quelquefois davantage, et, par une transition insensible, elle fait place à la période d’état.
Dans cette seconde période d’état, de toux convulsive, la fièvre tombe, c’est l’élément nerveux qui prend le dessus; la toux est moins incessante que précédemment, mais les saccades respiratoires se succèdent si rapidement que le malade en a d’abord huit ou dix, puis quinze ou vingt, sans pouvoir reprendre haleine. A ce moment la quinte est constituée, et la crise va éclater au milieu de symptômes qui ont été si merveilleusement décrits par mon maître Trousseau1 qu’on ne peut mieux faire que d’en reproduire le tableau : « Un enfant est au milieu de ses jeux: quelques minutes avant que la crise arrive, il s’arrête; sa gaieté fait place à la tristesse; s’il se trouvait en compagnie de ses camarades, il s’écarte d’eux et cherche à les éviter. C’est qu’alors il médite sa crise, il la sent venir ; il éprouve celte sensation de picotement, de chatouillement du larynx, qui l’annonce. D’abord il essaye de faire avorter la quinte; au lieu de respirer naturellement, à pleins poumons, comme il respirait tout à l’heure, il retient sa respiration : il semble comprendre que l’air, en arrivant à pleine voie dans son larynx, va provoquer cette toux fatigante dont il a la triste expérience. Mais, je le répète, quoi qu’il fasse, il n’empêchera rien, il ne pourra tout au plus que retarder l’explosion. La quinte a lieu. Aussitôt vous voyez le malade chercher autour de lui un point d’appui auquel il puisse se cramponner. Si c’est un enfant à la mamelle, il se précipite dans les bras de sa mère ou de sa nourrice. Plus avancé en âge, s’il est debout, vous le voyez trépigner dans un état d’agitation complète. S’il est couché, il se dresse vivement sur son séant pour s’accrocher aux rideaux, aux barres du lit. 11 sort de là le visage bouffi, et cette bouffissure du visage, qui persiste quelquefois pendant trois semaines, peut en