‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 61 sur 292 · CONGESTION PULMONAIRE · texte numérisé non relu

CONGESTION PULMONAIRE

Les congestions du poumon, comme toutes les congestions, se divisent en deux classes principales : actives, elles sont provoquées par un afflux sanguin; passives, elles résultent d’une gène circulatoire, d’une stase sanguine.

A. Congestions actives. — Les congestions actives du poumon sont produites par les inhalations de vapeurs irritantes, par le brusque passage d’un air chaud à un air froid, ou réciproquement; par les néoformations pathologiques, surtout par les tubercules (tuberculose chronique et tuberculose aiguë) ; elles accompagnent les fièvres éruptives, principalement la fièvre typhoïde, dont elles aggravent souvent le pronostic; elles éclatent sous l’influence de la malaria, de la goutte et du rhumatisme; elles sont provoquées par la suppression de fluxions et d’hémorrhagies normales ou accidentelles (hémorrhoïdes, menstruation) : certaines ont une origine nerveuse (hystérie), surviennent par action réflexe (grandes brûlires), et accompagnent les lésions cérébrales (hémornagie et ramollissement).

Les symptômes sont en rapport avec la violence et 1 étendue de l’hypérémie. D’une façon générale, toute congestion pulmonaire poussée à l’extrême peut se terminer par hémorrhagie avec ou sans hémoptysie; on a même cité des cas de mort rapide (Devergie). La dyspnée, la toux, le point de côté, sont des symptômes variables qu’on retrouve au complet dans les congestions d’origine palustre, goutteuse et rhumatismale1. Dans le cours d’un

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