Semaine médicale, 11 janvier
2. Netter. Arch. de physiologie, août 1886.— llanot. Arch. de méd., juillet 1886.
MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
le liquide épanché dans le péricarde est habituellement purulent.
d. Méningite pneumonique1 2. — La méningite à pneumocoque peut survenir pendant la pneumonie ou après la pneumonie, en pleine convalescence. Quand elle se déclare pendant la pneumonie, elle passe souvent inaperçue, l’agitation, le délire sont mis sur le compte de la fièvre ou sur le compte de l’alcoolisme, ce qui est souvent une erreur. Dans sa forme post-pneumonique, la méningite éclate avec fièvre, céphalalgie, délire doux ou violent, douleurs à la nuque, raideur musculaire, strabisme, contracture des mâchoires, inégalité du pouls, respiration de Cheyne-Stokes, coma.
A l’autopsie on trouve la pie-mère infiltrée d’un exsudât jaune verdâtre, la méninge est transformée en une calotte épaisse; souvent il y a méningite bulbaire et rachidienne. Dans quelques cas des épidémies de méningite cérébrospinale à pneumocoque ont été observées.
é. Néphrite pneumonique. — Les troubles urinaires sont variés; l’albuminurie, l’hématurie, l’anurie ont été signalées; parfois éclate une vraie néphrite avec accidents urémiques.
Ces altérations rénales ont été minutieusement étudiées par mon interne M. Caussade3 dans une thèse fort remarquable. Le rein pneumonique est gros, ecchymotique ; la néphrite pneumonique est presque toujours hématurique; elle peut être créée par l’infection pneumonique, le pneumocoque ayant été constaté dans le rein pneumonique, ou bien elle peut se greffer sur des lésions rénales déjà existantes. La néphrite pneumonique devra compter à l’avenir dans l’étiologie de la maladie de Bright.
f. Je signale également les lésions du foie (hépatites diffuses), la péritonite suppurée, les arthrites suppurées (Jaccoud5), la parotidite, les abcès en différents points