‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 74 sur 292 · Jaccoud. Académie des sciences, 25 avril · texte numérisé non relu

Jaccoud. Académie des sciences, 25 avril

MALADIES DU POUMON

pulmonaires; dans le cas contraire, la pneumonie se déclare *.

La dissémination du pneumocoque produit les localisations exlra-pulmonaires que nous avons passées en revue et contribue, pour sa part, aux différentes formes cliniques que peut revêtir la pneumonie.

En opposition à la pneumonie primitive que je viens de décrire, il y a des infections pneumoniques secondaires2, celles qui surviennent au déclin ou dans le cours d’autres maladies (diabète, cachexies, goutte, fièvre éruptive) ; cette variété de pneumonie lobaire est assez rare, car la forme secondaire est surtout dévolue à la pneumonie lobulaire. L’évolution de ces pneumonies secondaires n’est pas aussi franche que celle de la pneumonie primitive

Marche. — Durée. — Terminaison. — La pneumonie lobaire, franche, a une durée moyenne de cinq à dix jours, rarement moins, rarement plus. La période ascensionnelle de la température est courte et rapide; dès le second jour elle atteint son maximum, 40 à 41 degrés, puis la température reste stationnaire pendant quelques jours, avec une rémission matinale de 0°,5 à un degré, et dans la majorité des cas, la défervescence est brusque et terminée en 24 heures. Cette défervescence, qui se fait habituellement du cinquième au septième jour, est souvent accompagnée de phénomènes de crise : sueurs, épistaxis, diarrhée, urines abondantes et albumineuses3. 11 est remarquable que la défervescence est souvent précédée d’une aggravation passagère de la maladie, ce qu’on a nommé phase précritique. Quant à l’herpès labial, on ne peut pas le considérer comme un phénomène cri-

1. Gamaléia. Étiologie de la pneumonie fibrineuse. (Ann. de l’Inslit. Pasteur, 1889, p. 458.)

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