Vulpian. Thèse d’agrégation
3. Jusqu’à la défervescence, les urines étaient rares, foncées, elles contenaient, par 24 heures, de 35 à 50 grammes d’urée au lieu de 28 à 30, chiffre normal, et par contre les chlorures étaient tombés à 1 gramme au lieu de 11 grammes, chiffre normal.
MALADIES DE J, 'APPAREIL RESPIRATOIRE
tique, car il apparaît fréquemment dès les premiers jours de la pneumonie1.
La suppuration du poumon est une cause fréquente de mort, néanmoins la terminaison fatale peut arriver sans que la pneumonie aboutisse à l’hépatisation grise; on voit, en effet, des pneumoniques frappés d’adynamie et de collapsus mortel dès la période d’hépatisation rouge; d’autres succombent à l’étendue de la lésion qui envahit plusieurs lobes, rétrécit le champ de l’hématose, et entraîne l’asphyxie et la parésie cardiaque. Il y a des cas, bien avérés, où la pneumonie suppurée a entraîné la mort par infection purulente2.
Diagnostic. — Pronostic. — Commençons d’abord par différencier la pneumonie lobaire des autres phlegmasies broncho-pulmonaires.
1° La pneumonie lobaire, celle que je viens de décrire, est le type de l’inflammation aiguë du poumon. Presque toujours primitive, elle envahit, dans le poumon, un ou plusieurs de ses lobes, elle reste confinée à un territoire défini et ménage le reste de l’organe. Début, marche et terminaison sont nettement accentués, ses signes, le râle crépitant et les crachats rouillés, ne permettent guère la confusion; la purulence est une exception et la guérison est sa terminaison la plus habituelle quand l’infection ne se généralise pas à d’autres organes. Ces caractères, je le répète, sont dénaturés quand la pneumonie est secondaire, quand elle revêt la forme épidémique, ou quand elle se développe chez le vieillard.
J’ajouterai, du reste, que, même dans ses formes franches, la pneumonie lobaire ne présente pas toujours au complet le tableau que j’ai retracé dans ce chapitre; il m’arrive, à l’hôpital, d’observer une série de pneumonies à type lobaire, sans rencontrer le type classique absolu ; beaucoup de pneumonies dites lobaires confinent à la fluxion de poitrine et sont les intermédiaires qui