‹ Manuel de pathologie interne (volume 2)Chapitre 77 sur 292 · Diculafoy. Société médicale des hôpitaux, 18 mars · texte numérisé non relu

Diculafoy. Société médicale des hôpitaux, 18 mars

MALADIES DU POUMON

mement vive, qui dure deux heures environ, à l’état très aigu. Les régions qui ont été le siège des injections, présentent le lendemain un empâtement œdémateux, blanchâtre, diffus. Puis un phlegmon se forme, on ouvre le foyer purulent, et le pus de ce foyer était amicrobien dans mes deux observations.

Je ne veux pas aborder ici la question de théorie. Que ces phlegmons, provoqués dans un but thérapeutique, soient dénommés « abcès de fixation », comme les appelle M. Fochier, ou « abcès de dérivation », qualification que je serais plutôt tenté de leur donner, peu importe. Ce qui importe, c’est le résultat thérapeutique. Il mérite, je crois, d’être pris en très sérieuse considération.

Cette médication me paraît devoir être réservée pour les malades qui sont atteints de pneumonies graves dont les symptômes annoncent l’imminence de l’hépatisation grise.

Le traitement prophylactique de la pneumonie ne doit pas être négligé. Il ne faut pas oublier que la pneumonie étant contagieuse, on devra prendre les précautions usitées en pareil cas pour l’isolement des malades, pour la désinfection des crachats et objets de literie ou de lingerie ayant servi aux pneumoniques.

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