PRÉPARATION RE PAROI D’UNE CAVERNE PULMONAIRE-TUBERCULEUSE
r, cellule géante avec de nombreux noyaux; d, amas de bacilles déposés radialement à l’intérieur d’une cellule géante;
a, tissu pulmonaire désagrégé et rempli de 1 acilles.
Plttnche- /.
le microbe de cetle maladie. Les travaux de Pasteur et ses procédés de culture, qui avaient donné de si merveilleux résultats pour l’étude d’autres maladies (charbon) servirent de guide et de modèle. On se mit à l’œuvre et au mois de mai 1882 Koch découvrit le microbe, le bacille de la tuberculose.
Le bacille de la tuberculose ( bacillus , baguette) peut être décelé dans les crachats par le procédé indiqué ci-dessous1; il est immobile, et sa forme est celle d’un bâtonnet très grêle droit ou infléchi, dont la longueur égale le tiers d’un globule sanguin, c’est-à-dire a 3 ou 4 p..
Sur toute sa longueur le bacille a un volume uniforme; on distingue néanmoins des renflements ovoïdes qui seraient dus à la présence de spores. On a considéré également comme spores les petites vacuoles incolores, ovalaires, qu’on observe à l'intérieur du bacille. Ces
1. On prend avec une aiguille la partie la plus purulente du crachat, et on l’étale sur une lamelle préalablement lavée ù l’acide nitrique dilué, puis û l’alcool. Sur celte lamelle on en pose uneseconde, et par un frottement réciproque de l’une et de l’autre on enduit d’une manière à peu prés égale les deux faces des lamelles de la matière à examiner. Ceci fait, on coagule l’albumine des crachats, soit en passant la lamelle trois fois dans la flamme d’un bec de Bunsen, soit en versant sur elle quelques gouttes d’un mélange à parties égales d’alcool et d’éther. Les lamelles peuvent être mises dans le bain colorant.
On ne se sert plus guère aujourd’hui, pour colorer le bacille de Koch, que de la méthode de Ziehl, qui consiste à laisser 10 à 2 ) minutes les lamelles dans un bain de fuchsine phéniqué dont voici la formule :
Fuchsine 1 gramme
Acide phéniqué 5 grammes
Alcool absolu 10 —
Eau distillée 90 —
puis on décolore la préparation, soit par l’emploi de l’acide nitrique au tiers ou au quart, soit par un mélange de 5 parties d’alcool abs"la pour une partie d’acide nitrique. Tour mieux faire ressortir les bacilles, on fait une seconde coloration de la lamelle avec du bleu de méthylène en solution hydro-alcoolique. On a ainsi les bacilles colorés 'n rouge, le tissu cl les autres microbes colorés en bleu,
MALADIES DU l'OUMON.
caractères le distinguent de tou- les autres micro-organismes, il n’a d’analogie qu’avec relui de la lèpre1.
Les bacilles des crachats sont habituellement libres; on les trouve rarement inclus dans les leucocytes ou dans les cellules épithéliales. Ils sont isolés ou réunis deux par deux, ou groupés en amas.
Dans les préparations histologiques on trouve des bacilles tuberculeux en amas dans les cellules géantes.
La découverte du bacille tuberculeux a eu une importance de premier ordre, car la présence du bacille est un signe certain de tuberculose. On le trouve dans les granulations tuberculeuses de toute dimension et de tout âge, même dans la tuberculose en voie de calcification2; dans les infiltrations tuberculo-caséeuses qui intéressent le poumon, les ganglions lymphatiques, les articulations et le tissu osseux; dans les ulcérations tuberculeuses linguales, pharyngées, nasales, laryngées, vaginales, intestinales, anales, et dans les sécrétions qui résultent de ces ulcérations; dans le liquide de quelques pleurésies tuberculeuses, dans l’urine des gens atteints de tuberculose des voies urinaires, dans le pus des abcès tuberculeux, dans les selles diarrhéiques de quelques phthisiques. Le bacille existe dans l’expectoration qui accompagne ou qui suit l’hémoptysie des tuberculeux; on le trouve surtout en quantité dans les crachats de phthisiques, plus ou moins abondant suivant le cas.
La preuve que le bacille est bien l’agent actif de la tuberculose, comme la bactérie est l’agent actif du charbon, c’est que le bacille tuberculeux a pu être isolé, cultivé et inoculé avec succès. En effet, Koch, s’inspirant de la méthode des cultures, a procédé de la façon suivante : il prend une parcelle de matière tuberculeuse et la dépose sur le sérum préalablement gélatinisé et stérilisé qu’on met à l’étuve à 57.
Roux et Nocard ont introduit dans la pratique, les mi--