‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 151 sur 295 · RHUMATISME · texte numérisé non relu

RHUMATISME

verbale ou de surdité verbale. Chez le malade atteint de surdité verbale^, l’ouïe a conservé sa finesse, puisque le tic tac d’une montre est facilement perçu, 1 intelligence est intacte et le sujet répond nettement à haute voix aux questions qu’on lui adresse par écrit, mais si I on vient a lui parler, il ne comprend plus rien, il entend une succession de bruits, mais ces bruits ne revêtent pas pour lui la forme de mots, ils sont sans signification pour son

intelligence. , , ,

Dans la cécité verbale, le malade est capable de parler et d’écrire, mais il est incapable de se lire, de même qu’il est incapable de lire quoi que ce soit; les lettres ne représentent plus à son esprit qu’une succession de traits sans signification, de même que dans le cas de surdité verbale les mots ne représentent plus qu une succession de bruits. En pareil cas, l’association est rompue entre le signe conventionnel (mot parle ou mot écrit) et l’idée. Dans l’aphasie proprement dite, aphasie motrice, celle que nous avons étudiée en prernier lieu, le malade est incapable de transformer son idée en signes extérieurs, mais ces signes extérieurs (parole, écriture), il les perçoit parfaitement, tandis que dans les aphasies sensorielles, dans la cécité et dans la surdité verbales, l’appareil de réception qui dans le cerveau doit recevoir ces signes et leur donner leur valeur, cet appareil de réception et d’élaboration est supprimé. Dans le premier cas, il y a trouble dans l’appareil qui élabore en transmettant; dans le second cas, il y a trouble dans l’appareil qui élabore en recevant.

Pathoqénie. — On a tracé des schémas destinés à faciliter l’explication des différents modes de 1 aphasie et l'explication de leurs différents modes de production. Voyons comment on peut interpréter la pathogénie des aphasies*.

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