Archives générales de médecine, juin 1873, p
PARALYSIES
débute-t-elle presque toujours par le muscle court abducteur de l’éminence thénar? pourquoi la paralysie glossolabio-laryngée frappe-t-elle d’abord et avant tout le muscle lingual supérieur? Ce sont là des faits qu’on ne saurait nier, et pour ce qui est de la localisation de la paralysie radiale, si le froid respecte le nerf dans ses parties supérieures et abolit ses fonctions à partir du muscle long supinateur, c’est sans doute parce qu’il l’atteint dans le point où sa position superficielle le rend plus accessible aux agents extérieurs. Du reste il existe des observations indéniables de paralysie radiale a frigore (CbapoyS Vicente-, Duplay®). D est vrai qu’on a prétendu (Richet*) que, même dans le cas de refroidissement, la paralysie est due à un phénomène de compression, parce que le nerf, gonflé à l’intérieur du canal ostéo-flbreux qui l’enchâsse, y subit une sorte d’étranglement. Cette hypothèse, avancée par Erb au sujet de la paralysie du nerf facial a frigore, ne me paraît applicable qu’à quelques cas, car d’autres nerfs, moteurs ou mixtes, sont paralysés sous l’influence du froid, sans qu’on puisse invoquer l’étranglement et la compression du nerf dans un canal inextensible.
Le diagnostic est simple. J’ai déjà dit que la paralysie du nerf radial diffère de la paralysie saturnine des extenseurs en ce^que cette dernière n’est pas accompagnée de la paralysie du muscle long supinateur.
La marche, la durée de la paralysie radiale varient suivant ses causes et ses variétés. La paralysie guérit après un temps plus ou moins long; la faradisation est absolument indiquée.