Vinay. Revue de médecine, 10^*Uetl
PARALYSIES
moignon de l’épaule proprement dit, ainsi que les muscles sous-clavier, grand dentelé, angulaire, rhomboïde, pectoraux, grand dorsal. Il fournit la sensibilité à la peau du membre supérieur, à l’exception de celle qui recouvre la face interne et postérieure du bras ainsi qu’une partie du moignon de l’épaule. Les nerfs qui se rendent à cette zone cutanée proviennent des deuxième et troisième nerfs intercostaux. Enfin chacune des branches nerveuses qui sert à la constitution du plexus brachial émet, aussitôt après la réunion des deux racines qui la constituent, c’est-à-dire en dehors des ganglions spinaux, des rameaux communicants qui servent à former le tronc du grand sympathique.
L’enchevêtrement constitué par le plexus brachial est au premier abord inextricable : mais les recherches minutieuses de Féré * ont montré que par une dissection attentive on peut arriver à démêler à peu près la part prise par chaque paire rachidienne à la constitution des divers nerfs émanant du plexus : ainsi les cinquième et sixième nerfs cervicaux donnent naissance au musculocutané (biceps, brachial antérieur et coraco-hrachial),au circonflexe (deltoïde), aux nerfs des muscles sus et sousépineux, grand rond, grand dorsal, grand pectoral, et grand dentelé, ainsi qu’aux filets du radial qui innervent les supinateurs. Les expériences de Ferrier et Yéo*, ainsi que celles de Forgues, ont prouvé que l’excitation électrique de ces deux paires rachidiennes amène chez le singe la contraction de ces mêmes muscles. Enfin Erh^, qui le premier a attiré l’attention sur les localisations radiculaires, a montré que chez l’homme il existe dans le creux sus-claviculaire un point (point de Erb) dont l’excitation électrique, pratiquée à travers la peau, produit la contraction simultanée du deltoïde, du hiceps, du brachial antérieur et du long supinateur. Ce point siège à