‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 5 sur 295 · Enriquez et ilallion. Bulletin médical, 189t · texte numérisé non relu

Enriquez et ilallion. Bulletin médical, 189t

MALADIES DES REINS

et comment se font les lésions des néphrites aiguës, au cours des maladies infectieuses, que les microbes de ces maladies nous soient connus (pneumonie, fièvre typlioïde, diphthérie, tuberculose, choléra, tétanos, érysipèle, infection puerpérale, grippe), ou que leurs microbes et leurs toxines nous soient inconnus (scarlatine, rougeole, variole, syphilis).

Seulement, et ceci est important au point de vue du pronostic, ces différentes infections n’attaquent les reins ni avec la même violence, ni avec la même ténacité. Sous ce rapport, la néphrite de la scarlatine est plus redoutable que les néphrites de la diphthérie, de la fièvre typhoïde, de la pneumonie, de l’érysipèle, etc., néanmoins il faut toujours compter avec une néphrite, même légère, car lorsque le rein a été effleuré, il peut devenir à un moment donné, sous l’influence d’une nouvelle maladie infectieuse, ou sous l’influence d’un refroidissement, il peut devenir, dis-je, le point d’appel d’un nouveau travail phlegmasique.

b. Néphrites médicamenteuses. — 11 ne faut pas confondre les substances stéatogènes* (phosphore, arsenic), qui déterminent la dégénérescence graisseuse de l’organe, avec les substances irritantes ( cantharides, vésicatoires), qui provoquent de véritables néphrites*.

Séjothérapie. On a dit que les injections de sérum sont capables d’engendrer des lésions rénales et de l’albuminurie. Les expériences entreprises à ce sujet sur les animaux donnent des résultats contradictoires et ne permettent pas de se prononcer 3. Cliniquement, voici comment j’envisage la question : Si les injections de sérum, au cas de diphthérie, sont pratiquées dès le début ue 1 injection diphthérique, elles peuvent agir préventive ment et prévenir l’albuminurie; si elles sont pratiquées

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