‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 79 sur 295 · Vallin. Soc. viàdic, des hôpit^ 11 juillet · texte numérisé non relu

Vallin. Soc. viàdic, des hôpit^ 11 juillet

MALADIES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

douleur « comme si on les cueillait ». J>i eu récemment dans mon service, un tabétique qui a ainsi perdu sept dents en quelques jours. Notons encore les ulcérations du nez (Giraudeau), les érosions du voile du palais et des piliers (Bonnier).

Chez les tabétiques on observe parfois une déformation du pied analogue au pied plat congénital; le bord interne du pied est épaissi, la face dorsale est saillante, surtout à la région tarso-mélatarsienne, et la voûte plantaire est plate et affaissée'. Le pied est raccourci. Ces déformations, faciles à voir sur les empreintes du pied, tiennent aux lésions trophiques des os du tarse, qui sont usés, friables, atrophiés, désagrégés; « il y a plus d’ostéopathie que d’arthropathie » (Chauffard). Tel est le pied tabéli'iue \ il peut survenir dès le début de la maladie. Ce pied tabétique ne doit pas être confondu avec le pied bol tabétique, qui tient à une atrophie musculaire de certains muscles de la jambe, la déformation du pied étant constituée par une extension exagérée, avec incurvation du bord interne et déviation de la pointe du pied vers Taxe médian du corps (Jotfroy)®.

Les atrophies musculaires apparaissent surtout à une période avancée. L’atrophie musculaire tabéticiue est habituellement symétrique, elle débute presque toujours par les muscles des extrémités, aux mains plus souvent qu’aux pieds. Aux membres inférieurs l’atrophie réalise le pied équin avec flexion plantaire des orteils ; aux membres supérieurs elle réalise le type Aran-Duchenne, très rarement le type scapulo-huméral ou antibracbial. Ces conclusions et les suivantes sont tirées du mémoire de M. Déjerine'. L’atrophie musculaire tabétique évolue

1. Itoyer. Pied tabétique {Revue de médecine, juin 1884). — t’alvidôs. Tli. de Paris. 1888.

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