‹ Manuel de pathologie interne (volume 3)Chapitre 91 sur 295 · Bonnier. Le labos labyrinthique. Presse méd., juin · texte numérisé non relu

Bonnier. Le labos labyrinthique. Presse méd., juin

MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX

vant les cas fort disparates, ces paralysies peuvent être dues à des lésions cérébrales en foyer, à l’e.xtension de la sclérose postérieure aux cordons latéraux de la moelle, à l’altération périphérique des nerfs moteurs, à l’association de l’hystérie au tabes. Les atrophies musculaires sont dues dans quelques cas à l’altération des cellules des cornes antérieures, celles surtout du groupe externe; néanmoins, d’après un certain nombre d’observations (Déjerine), l’atrophie musculaire serait duc à des névrites périphériques, les cellules motrices et la substance grise de la moelle étant intactes*. Dans l’hémiatrophie de la langue, le noyau bulbaire de l’hypoglosse a été trouvé altéré.

Troubles trophiques et sécrétoires. — Il paraît certain que les troubles trophiques et sécrétoires sont dus en majorité à la lésion du grand sympathique, qui a été trouvé altéré dans ses racines, dans ses ganglions et dans ses branches terminales.

Les névrites périphériques peuvent expliquer les troubles trophiques cutanés, éruptions diverses, œdèmes, mal perforant, chute des ongles. Peut-être même ces névrites périphériques ne sont-elles pas étrangères- aux fractures spontanées et aux arthropathies, mises par quelques auteurs sur le compte des lésions des cornes antérieures de la moelle ou des zones radiculaires. L’influence trophique du nerf trijumeau et les névrites des branches de ce nerf expliquent les troubles concernant les dents et le maxillaire®.

Étiologie. — Traitement. — Les causes de l'ataxie locomotrice sont assez obscures; c’est une maladie plus fréquente chez l’homme que chez la femme, et elle s'observe presque toujours à l’âge moyen de la vie, de vingt à quarante ans. Suivant certains auteurs (Fournier*, VuJ-

Page 1