Laségue. Traité des angines, p
cules et la muqueuse qui recouvre la tonsille en pénétrant dans les cryptes dont elle est creusée. L’amygdale hypertrophiée pèse de a à 7 grammes (Chassaignac), elle est molle si l’hyperplasie du tissu lymphoïde est dominante, elle est indurée si l’hyperplasie porte sur le tissu conjonctif. C’est une inflammation scléreuse chronique1.
Les amygdales hypertrophiées font une saillie plus ou moins considérable et viennent parfois au contact de la luette; elles offrent, toutes les nuances, depuis le rose jusqu’au rouge foncé; à leur surface apparaissent des anfractuosités dans lesquelles se logent des produits pultacés de sécrétion riches en microbes. L’hypertrophie des amygdales est accompagnée d’adénite chronique sousmaxillaire qui suppure dans quelques cas; chez les sujets lymphatiques et scrofuleux on observe également des coryzas et des blépharites chroniques. Quand l’hypertrophie est considérable, la respiration est gênée, surtout pendant le sommeil; celte gène respiratoire provoque des contractions énergiques du diaphragme qui, à leur tour, dépriment les côtes inférieures et contribuent à la déformation du thorax (Dupuytren, Lambron).
A celte question de l’hypertrophie amygdalienne se rattache l’hypertrophie de l’amygdale pharyngée et du tissu adénoïde du pharynx. M. Ruault a fort bien exposé ces formes infantiles. Certains enfants, à peine sont-ils sevrés, ont déjà une tendance à respirer et à dormir la bouche ouverte, avec le raclement et le ronflement caractéristiques; ils ont un début d’hypertrophie de l’amygdale pharyngée qui pourra devenir plus tard la végétation adénoïde. Chez d’autres enfants l’hypertrophie adénoïde se diffuse, c’est comme « une pharyngite hypertrophique généralisée à tout le tissu adénoïde de l’arrière-bouche ».
Le diagnostic des hypertrophies amygdaliennes chez l’enfant et chez l’adolescent présente parfois beaucoup de difficultés. Trop souvent on prend pour une hypertrophie