‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 230 sur 492 · Peter. Ilcch. sur la diphth. et le croup. Paris · texte numérisé non relu

Peter. Ilcch. sur la diphth. et le croup. Paris

toxique préparée à la surface d’une muqueuse, pour ainsi dire en dehors du corps1. »

Cette substance toxique, ce poison, découvert et éludi par Roux et Yersin, « a été de la part de ces savants le sujet d’une série de travaux qui sont considérés, aujourd’hui encore, et à juste titre, comme le mémoire le plus complet qui ait paru en bactériologie ». En parlant ainsi, Funck2 s’est fait l’écho de l’opinion générale. En découvrant la toxine diphthérique, Roux préparait la découverte de l’antitoxine.

La toxine diphthérique 3 s’obtient, en cultivant le bacille diphthérique virulent dans du bouillon, au contact de l’air. Il est nécessaire, pour préparer une toxine active, de faire usage d’une culture très virulente de diphthérie. 11 est également nécessaire d’obtenir l’alcalinisation exacte des bouillons; pour cela le bouillon peplonisé dont on fait usage doit être alcalinisé jusqu’à ce qu’il ne rougisse plus le papier bleu de tournesol.

Le bouillon de culture est placé dans des vases de Fernbach, vases à fond plat, afin que la couche du liquide ait peu d’épaisseur. Après stérilisation à l’autoclave, on sème dans le bouillon du bacille diphthérique récent, très virulent, et on porte à l’étuve à 57°. Ayant constaté que le poison diphthérique se produit plus rapidement et en plus grande abondance lorsque les cultures sont faites au contact de l’air, Roux a imaginé un ingénieux système pour faire passer dans la culture un courant d’air humide. Il a utilisé à cet effet la tubulure latérale des vases de Fernbach, qu’il met en communication avec une trombe à faire le vide. On arrive ainsi en trois ou quatre semaines à obtenir une culture riche en toxine très virulente. Sur le fond des vases, on voit se déposer une couche de sédiment blanchâtre, comparable a une

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