Morel. Thèse de Paris
diphthérie.
expérimentale, 1891.
Bactériologie et anal. path. de la
talion des vaisseaux glomérulaires; rate volumineuse et hypertrophie des glomérules de Malpiphi ; tuméfaction des plaques de Peyer et des follicules, infiltration de la muqueuse intestinale.
En résumé, symptômes et lésions expliquent le Tôle cle la toxine, au cas de diphthérie toxique. Voyons maintenant comment se comportent les diphthéries malignes avec associations microbiennes.
p. Diphthéries malignes avec associations microbiennes. — Dans bien des cas, je dirai même dans le plus grand nombre des cas, les formes malignes de la diphthérie sont à la fois toxiques et infectieuses; elles sont dues à l’exaltation réciproque du bacille de la diphthérie et des microbes qui lui sont associés. Dans ces associations microbiennes le streptocoque joue le principal rôle, ainsi qu’on va en juger par les expériences suivantes dues à Roux et Yersin1 :
On prépare une culture de bacilles diphthériques tellement faible que c’est à peine si l’inoculation au cobaye produit un léger œdème local sans autres accidents. On prépare d’autre part une culture de streptocoque très virulent, pouvant, à la dose de un centimètre cube, tuer un lapin en vingt-six heures. On fait également un bouillon de culture contenant à la fois le bacille diphthérique à virulence atténuée et le streptocoque a virulence exaltée.
On inocule alors à deux cobayes 1/2 centimètre cube de la culture du bacille diphthérique atténué, à deux autres cobayes 1/2 centimètre cube de la culture du streptocoque et à deux autres cobayes 1 centimètre cube du mélange à parties égales de la culture mixte de diphthérie et de streptocoque. Les jours suivants, les cobayes qui ont reçu l’inoculation diphthérique atténuée n’ont que de l’œdème avec une petite eschare au point inoculé, sans autres accidents. Les cobayes qui ont reçu