Annales de tlnst. Pasteur. Juillet
2. Annales des maladies de l'oreille , du larynx. Juillet 1895.
êlre par exception très loxiques et fort graves, témoin les observations de Chaillou et Martin 1 et l’observation CXU du mémoire de Martin2.
Diphthérie à forme pultacée. — Cette forme est de toutes la plus rare et la plus bénigne. Le malade présente une angine ayant toutes les apparences d'une angine catarrhale, érythémateuse, pultacée et la bactériologie fait découvrir le bacille diphthérique.
Feer3 en rapporte 5 cas; un des trois petits malades présenta d’abord une rougeur modérée de la gorge avec une température de 38,8, le lendemain le thermomètre atteignit 40,8. Les amygdales étaient grosses, rouges, avec un léger dépôt pultacé, il y avait de plus un engorgement ganglionnaire d’un côté. L’enfant guérit en quelques jours. La culture décela la présence de bacilles diphthériques et de streptocoques. L’inoculation faite avec des cultures pures de diphthérie tua le cobaye en dix heures.
Concetti, en 1894, rapporte 2 cas d’angine diphthérique pultacée, provenant, par contagion, d’enfants atteints l’un de diphthérie mortelle, l’autre de diphthérie pharyngée et nasale, très grave. Les amygdales étaient augmentées de volume, et recouvertes d’un enduit ne ressemblant nullement à la diphthérie mais ayant les apparences grossières de l’enduit pullacé. Or il s'agissait de diphthérie.
Diagnostic. Clinique. — Arrivons maintenant à la question dominante du diagnostic des angines diphllieriques. Étant donnée une angine aiguë, on peut commet Ire deux espèces d’erreur. Une première erreur consiste à prendre pour une angine diphthérique une angine qui ne l’est pas. L’erreur réciproque consiste à prendre pour une angine non diphthérique une angine qui lest en réalité. Dans ce dernier cas, on méconnaît une