‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 268 sur 492 · DI · texte numérisé non relu

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Le syphilome diffus est également accessible au traitement, surtout si le traitement n’est pas indéfiniment îetardé ; ici encore, l’iodure de potassium, à doses élevées et longtemps continuées, est le remède souverain.

§ 12. TUBERCULOSE BUCCO-PHARYNGÉE.

La tuberculose des voies digestives n’était pour ainsi dire pas connue il y a quelques années; les lésions tuberculeuses et les ulcérations de l’intestin étaient les seules bien décrites, les autres parties du tube digestif n’avaient pas été explorées. Bayle1 avait entrevu les ulcérations tuberculeuses de la bouche, sans leur donner leur véritable signification. La question, d’abord étudiée par M. Ricord, fut abordée sous son inspiration par M. Buzenet2, nettement posée par M. Julliard3, et depuis ces premières recherches d’origine française, un grand nombre de travaux, entrepris chez nous et à l’étranger, ont rendu classique la question de la tuberculose buccopharyngée.

Les ulcérations de la bouche et de la gorge qu’on rencontre quelquefois chez les sujets tuberculeux ne sont pas des ulcérations de nature cachectique, comme on l’a cru d’abord; ce sont bien des ulcérations tuberculeuses, résultant d’une tuberculose sur place (Trélat)4. Elles ont pour siège de prédilection la langue, le pharynx, l’isthme du gosier; elles sont solitaires ou multiples, et se présentent sous des formes les plus variées. Je vais les étudier séparément à la bouche et à la gorge; cette distinction est du reste nécessaire, car les ulcérations de ces diverses régions évoluent un peu différemment.

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