‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 278 sur 492 · DEUXIÈME ÉTAPE. — ETAPE GANGLIONNAIRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉTAPE. — ETAPE GANGLIONNAIRE

Malheureusement, dans beaucoup de circonstances, l’étape amygdalienne est franchie. Après avoir séjourné plus ou moins longtemps dans le tissu des amygdales, le bacille, souvent à la faveur d’une infection secondaire, pénètre dans le réseau lymphatique qui fait suite aux trois amygdales, et cette deuxième étape se trahit par l’apparition de ganglions à la région sous-maxillaire et à la région cervicale.

Durochonski a surpris sur le fait cette migration des bacilles tuberculeux dans les vaisseaux lymphatiques qui

vont des amygdales aux ganglions du cou.

Un fait est digne de remarque : c’est que la tuberculose larvée des amygdales retentit sur les ganglions lymphatiques plus sûrement et plus fréquemment que les grandes ulcérations tuberculeuses de la cavité bucconharyngée. J’ai plusieurs fois constaté ce fait que d autres ont également signalé (Reclus, Péan*)- Une ulcération tuberculeuse de la langue ou de la gorge, parfois large et profonde, peut ne déterminer aucune adenopathie, tandis qu’une lésion en apparence insignifiante provoque, à la région cervicale, des adénopathies considérables qui, au premier abord, ne semblent nullement en rapport avec la cause effacée qui leur a donné naissance.

A dater du moment où les ganglions lymphatiques du cou sont envahis, toutes les modalités sont possibles, l’adénopathie peut rester localisée à un petit nombre ganglions, ou bien la chaîne entière des ganglions ceivi eaux et profonds peut se prendie.

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