‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 284 sur 492 · ŒSOPHAGISME. — SPASME DE L’ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

ŒSOPHAGISME. — SPASME DE L’ŒSOPHAGE

Description. — Les spasmes de l’œsophage sont souvent décrits sous le nom de rétrécissement spasmodique de l’œsophage. Ces spasmes ont des origines multiples : ils sont idiopathiques chez les femmes hystériques ou atteintes d’ûystéricisme, chez les hypochondriaques, chez les gens nerveux; ils sont sxjmptomatiques dans les cas de lésions œsophagiennes (corps étrangers, cancer) et sympathiques dans des circonstances mal déterminées (tænia, affections utérines). C’est surtout le spasme iodopathique que j’aurai en vue dans cette description.

Le spasme de l’œsophage survient brusquement, sans motif, à la vue des aliments, dès la première bouchée, ou au cours du repas; il suffit d’une émotion, d’une contrariété ou d’un aliment particulier pour le provoquer. Quand la dysphagie est complète, les aliments ne passent pas ri sont rendus par régurgitation, ou s’ils passent, c’est à la condition d’être émiettés, fortemenl imbibés’ et lentement déglutis. Habituellement le spasme est

accompagné d’étouffement, d’angoisse, et d’une sensation pénible de constriction qui siège le plus souvent au tiers supérieur de l’œsophage. Par le cathétérisme on constate à la fois la présence et le siège du rétrécissement spasmodique; tantôt la sonde est absolument arrêtée au niveau du spasme, tantôt elle peut le franchir, et ce n est pas toujours sans difficulté. L’œsophagisme transitoire est sans danger, mais l’œsophagisme persistant détermine des symptômes de dépérissement et d’anemie qui peuvent

d<L T diagnostic du rétrécissement spasmodique sera étudié au chapitre suivant avec le cancer de 1 œsophage. Comme traitement, on fera usage du cathetensme; on donnera le bromure de potassium, la valériane, la bella done; on fera usage de l’hydrothérapie.

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