‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 287 sur 492 · Béhier. Clin. mid.,p · texte numérisé non relu

Béhier. Clin. mid.,p

2. Lcvoyer. Cancer latent de l'œsophage. Th. de Paris, 1879, n* 123.

à deux ans, et le pronostic est absolument fatal. Quand il n’y a pas de rétrécissement, quand le malade continue à s’alimenter, la cachexie peut n’arriver que tardivement, mais, quand le cancer aboutit au rétrécissement, l'amaigrissement fait des progrès, et la cachexie est d’autant plus précoce qu’elle se produit sous 1 influence d une double cause : l’existence du cancer et 1 insuffisance de l’alimentation. Toutefois la mort n est pas toujours le résultat du dépérissement cachectique, elle est souvent provoquée ou hâtée par des complications diverses.

Dans les rétrécissements purement cicatriciels, le danger ne vient que du rétrécissement lui-même et de l’inanition qui peut en être la conséquence, mais, dans le rétrécissement cancéreux, aux dangers du rétrécissement et de l’inanition s’ajoutent les complications qui sont inhérentes au siège du cancer et à sa propagation aux organes du voisinage. Au nombre des complications les plus fréquentes je citerai la compression 1 et la perforation4 de la trachée et des bronches. Tantôt la perforation est directe, tantôt elle est fistuleuse, occupant la trachée seule, ou simultanément la trachée et les bronches. Cette complication est annoncée par des quintes de toux et par des accès de suffocation qui apparaissent aussitôt que des aliments ou des boissons passent de 1 œsophage

dans les voies respiratoires. .

Les autres complications sont : la communication du cancer avec la plèvre et le poumon, surtout du côte droit (Vio-la)' les phlegmasies pleuro-pulmonaires3; la perioration du péricarde4, de l'aorte» (hémorrhagie brusquement mortelle); l’envahissement des vertèbres (accidents médullaires). Ajoutons enfin que, pour certains auteurs, les rétrécissements de l’œsophage, quelle que soit leur

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