Ktlsch et Kicner. Soc. mèd. des liôpit
DILUI.AFOT, PATHOL. T. 11.
d’importance, l’embarras gastrique qui survient à titre secondaire dans le cours de certaines maladies (angine, pneumonie).
Pronostic. Traitement. — Le pronostic des états gastriques que je viens de décrire n’est pas grave; toutefois le tableau symptomatique se complique parfois de palpitations, d’oppression, d’étouffements qui tiennent à une dilatation du cœur droit : dilatation passive, née sous l’influence des troubles gastriques et destinée à disparaître avec eux (Potain).
Le traitement des différents états gastriques a pour agent principal les évacuants. S’il s’agit d’un simple embarras gastrique, ou d’un catarrhe stomacal de moyenne intensité, les purgatifs salins sont suffisants; on donne deux ou trois jours de suite le sulfate de soude, à la dose de 20 grammes dans un bouillon aux herbes, ou les eaux de Birmenstorff, de Pullna, etc. Si l’état gastrique est plus accentué, on a recours aux vomitifs, l’ipéca seul (2 grammes d’ipéca) ou l’ipéca associé au tartre stibié (ipéca 2 grammes; tartre stibié, 5 centigrammes), et l’on prescrit le lendemain ou le surlendemain un purgatif salin. Le malade est mis à la diète; on lui donne, suivant le cas, des boissons acidulées, quelques verres d’une boisson composée d’un litre d’eau pour 4 grammes d’acide chlorhydrique (Bouchard); du bouillon froid, du lait froid coupé avec l’eau de Vichy (Célestins), ou une eau minérale alcaline (Vais ou Saint-Galmier).