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GASTRITES AIGUËS

L’étude des gastrites aigues comprend : la gastrite aiguë, la gastrite phlegmon' use et la gastrique toxique.

Gastrite aiguë. — La gastrite aiguë est l'inflammation aiguë de la muqup ise stomacale. La muqueuse

MALADIES DE L'ESTOMAC

esl enflammée, elle est parfois le siège d’érosions et d’ulcérations superficielles; les vaisseaux de la muqueuse sont dilatés et se dessinent en fines arborisations ; les glandes sont turgescentes; l’estomac est tapissé de mucosités.

Les causes que nous venons d’énumérer au sujet de l’embarras gastrique se retrouvent ici au sujet de la gastrite, qui n’est en somme qu’un état plus accentué. La gastrite débute brusquement par des symptômes fébriles; le sujet accuse à l’épigastre une sensation douloureuse; les vomissements se succèdent coup sur coup, et sont très pénibles; ces vomissements sont composés de matières glaireuses et bilieuses; l’anorexie est complète, la soif est vive, la bouche est sèche, la langue est rouge et pointue (Broussais), quelquefois pâteuse; les urines sont rares et colorées. La toux (toux gastrique) est un symptôme assez fréquent; elle est fréquente, sèche, ou suivie du rejet de quelques mucosités épaisses qui viennent de l’estomac.

La gastrite simple aiguë est sans gravité, elle n’est sujette à aucune complication, et elle guérit après une convalescence qui demande quelques ménagements.

Gastrite phlegmoneuse. — Cette gastrite, encore nommée gastrite sous-muqueuse, est caractérisée par l’inflammation et par la purulence des couches sousmuqueuses de l’estomac. Le pus est infdtré ou collecté : infiltré, il s’étend en nappes plus ou moins étendues ; collecté, il forme des abcès du volume d’une lentille à celui d’une noix. Ces abcès, plus fréquents à la région du pylore', sont sous-muqueux ou sous-péritonéaux; ceux qui sont sous-muqueux s’ouvrent dans l’estomac soit par un large orifice, soit par plusieurs pertuis qui représentent autant d’orifices glandulaires*, ceux qui sont sous -péritonéaux peuvent occasionner une péritonite aiguë, à moins que des adhérences n’aient été préalablement formées entre l’estomac et le péritoine.

1. Auvray. Étude sur la gastrite phlegmon. Th. de Paris, 1806.

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