Traité de palhol. interne, t. II. p
MALADIES DE L'ESTOMAC
sanguinolentes. Le pouls est petit, la peau est froide et couverte de sueurs; le malade meurt en collapsus, ou emporté par une péritonite suraiguë. La guérison, quand elle a lieu, ne s’obtient qu’au prix d’une convalescence longue et pénible, quelquefois suivie de rétrécissement de l’œsophage, de l’estomac ou du pylore. Dans les cas où le sujet a ingéré des substances toxiques qui agissent sur l’ensemble de l’organisme (arsenic, phosphore, poisons végétaux), on aura à lutter contre la gastrite et contre l’intoxication.
Traitement. — A la gastrite simple aiguë, on oppose les émissions sanguines locales, sangsues au creux épigastrique, et la diète. Le malade laisse fondre dans sa bouche quelques morceaux de glace ; on donne à boire des boissons émollientes froides, du lait froid en petite quantité additionné d’eau de chaux; on met à l’épigastre des compresses d’eau froide ou une vessie de glace si le malade peut la supporter, on calme les douleurs au moyen d’injections sous-cutanées de morphine. Les mêmes moyens sont applicables à la gastrite phlegmoneuse. La première indication, dans le cas de gastrite toxique, est de favoriser au plus vite le vomissement et l’expulsion de la substance nuisible, puis on administre un contre-poison en rapport avec la substance ingérée. Cette partie du traitement ne peut être efficace que dans les moments qui suivent l’intoxication.