Brin Ion. Ualad, de Vcstomcic
rations guéries ; la muqueuse fait défaut sur le tissu fibreux cicatriciel.
La guérison de l’ulcère est fréquente, mais elle se fait parfois au prix de cicatrices qui rétrécissent l’orifice pylorique *, ou qui font un estomac bilobé. Quand l’ulcère se termine par perforation de l’estomac, et le cas n'est pas rare, surtout à la face antérieure de l’organe, l’orifice péritonéal, variable comme dimension, est aussi nettement taillé que l’orifice stomacal; tantôt la perforation s’ouvre dans la cavité péritonéale, sans adhérences préalables, et une péritonite aiguë mortelle en est la conséquence; tantôt la perforation est limitée par un organe voisin qui a subi des adhérences; l’organe forme tampon, et s’ulcère à son tour. C’est ainsi que le fond de l’ulcère est formé, suivant le cas, par le diaphragme, par le foie, par la rate, par le pancréas*, par les ganglions mésentériques, par le sternum (Barth)3. Dans d’autres circonstances, la perforation fait communiquer, sous forme de fistule, l’estomac avec le duodénum, avec le côlon, les bronches, le péricarde4, la peau. Parfois la perforation aboutit h une péritonite enkystée, à un empyème sousphrénique que nous étudierons plus loin. Le travail ulcéreux ne ménage pas les artères de l’estomac (artères coronaire, splénique, gastro-épiploïques) ; une gastrorrhagie mortelle peut en être la conséquence5.
L’ulcère de l’estomac, qu’il aboutisse ou non à la perforation, est très souvent l'origine d'adhérences entre l’estomac et les organes voisins (péritoine, intestin, pancréas, foie, ganglions, etc.), adhérences qui compliquent
1. On voit au musée Dupuytren un exemple remarquable d’estomac bilobé: les deux lobes sont séparés par une portion rétrécie due à un ulcère en voie de cicatrisation. Appareil de la digestion, n* 181.