Gaillard. Arcli. de mâd., janvier
2. Ulc. simple de l’est, de cause Iraumat. Dcrouel. Th. de Paris, 1879, n* 106.
MALADIES DE L’ESTOMAC
le malade n’accuse que des troubles dyspeptiques sans caractère spécial, apparaissent des symptômes qui par leur caractère ont une valeur considérable. Ces symptômes sont la douleur et le vomissement.
La douleur, généralement circonscrite à la région xiphoïdienne du sternum (point xiphoïdien), est presque toujours accompagnée d’une douleur correspondante au rachis, au niveau de la première vertèbre lombaire ( point rachidien) (Cruveilhier). Cette douleur mordicanle et térébrante revient par accès, plusieurs fois par jour ou à intervalles plus éloignés. J’ai vu des malades chez lesquels ces douleurs, comparables aux plus vives brûlures, devenaient une véritable torture qu’ils n’arrivaient à calmer qu’en faisant pendant des mois un abus immodéré d’injections de morphine. La douleur de l’ulcère simple, c’est un de ses caractères, est exaspérée par la pression, par la palpation de l’estomac; elle est généralement réveillée par l’ingestion des aliments; elle persiste même pendant toute la durée de la digestion stomacale et n’est jamais plus forte qu’à ce moment*. Pour si important que soit ce symptôme, il ne faut, pas oublier qu’il fait parfois défaut, et que, d’autre part, il peut exister avec des caractères analogues dans certaines gastralgies.
Le vomissement est un symptôme extrêmement fréquent. Les vomissements alimentaires surviennent plus ou moins vite après le repas ; parfois même l’accès douloureux ne cesse qu’avec le vomissement. Certains sujets rendent dans la journée, ou le matin, des glaires teintées par la bile (vomissements pituiteux). Ces vomissements sont souvent très acides, parce que dans l’ulcère de l’estomac la sécrétion gastrique contient habituellement de 1 acide chlorhydrique en excès (hyperchlorhydrie et hypersécrétion). C’est même la présence ou l’excès de l’acide chlorhydrique dans le chyme qui, dans les cas difficiles, est un des signes de diagnostic, signe qui n’est pas absolu’ il s’en faut, entre l’ulcère et le cancer.