Trousseau. Clin, de l'Hi tel- Dieu, t. 111, p
MALADIES DE L’ESTOMAC
au cardia, à la face postérieure et à la petite courbure. Les tumeurs de la grande courbure siègent à gauche de la ligne médiane; la tumeur du pylore se perçoit à droite de la ligne médiane près de l’ombilic ; parfois l’estomac est tellement dilaté et abaissé, que la tumeur siège au niveau ou au-dessous de l’ombilic.
11 est des cas où le cancer est infiltré dans les tuniques de l’estomac sans former tumeur (cancer en nappe); on a alors la sensation d’une induration ditruse; parfois enfin on ne peut constater ni induration ni tumeur. L’exploration de l’abdomen et la recherche de la tumeur sont souvent rendues difficiles par la contraction des muscles grands droits ; leur rigidité peut masquer une tumeur sous-jacente, ou faire croire à une tumeur qui n’existe pas ; il est donc essentiel de placer ces muscles dans le relâchement; pour cela, le malade doit fléchir les cuisses et respirer la bouche ouverte. La tumeur cancéreuse est peu douloureuse au toucher, elle est néanmoins plus sensible que les parties voisines. Quand elle rétrécit l’orifice pylorique, elle détermine une dilatation de l'estomac et consécutivement une sonorité exagérée de la région stomacale.
La tumeur cancéreuse peut se déplacer suivant l’état de réplélion ou de vacuité de l’estomac. Par le palper abdominal la tumeur parait le plus souvent mobile, mais il ne faut pas se méprendre sur cette apparente mobilité des tumeurs cancéreuses stomacales : le cancer de la face postérieure adhère souvent au pancréas, le cancer de la face antérieure adhère parfois à la paroi abdominale, le cancer du pylore adhère au pancréas, à la vésicule biliaire, au duodénum, au petit épiploon, au foie, aux ganglions, si bien que sur 500 laparotomies faites pour cancer de l'estomac, 14 fois seulement le cancer du pylore a été trouvé mobile et libre d’adhérences '. Donc, quand on explore un cancer de l’estomac, et quand on