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Ip cioit mobile, ce qu on mobilise, ce n’est pas seulement le cancer, c’est une masse qui comprend le cancer et ses adhérences. Ces notions sont importantes à connaître au point de vue de l’opération.
Dans le cancer de l’estomac, plus encore que dans les autres carcinomes abdominaux, on constate des adénopathies, non seulement dans le triangle sus-claviculaire mais encore dans l’aine et dans l’aisselle. Les ganglions sont durs, indolents, mobiles. Nous y reviendrons au sujet du diagnostic.
Les symptômes généraux, peu accusés au début de la maladie, deviennent caractéristiques : à la pâleur des téguments succède une teinte jaune paille, le malade a le dégoût de la viande ; ses forces décroissent progressivement, la diarrhée est fréquente 2, la fièvre n’est pas rare, l’amaigrissement devient extrême, la voix s'affaiblit, la peau sèche, se plisse, et la période de cachexie apparaît. Pendant cette période de cachexie (xaxôç, mauvais ; eijt ç, disposition), les facultés intellectuelles restent intactes, ou peu s en faut, et le malade assiste à sa ruine et a son dépérissement. Alors apparaissent des œdèmes, des hydropisies, les pieds et les jambes s’infiltrent, et l’infiltration, sans qu’il y ait habituellement trace d’albumine dans les urines, gagne les cuisses, le scrotum et parfois les mains et la face. Ces œdèmes généralisés, cachectiques, ultimes, ne doivent pas être confondus avec d’autres œdèmes localisés et parfois précoces, dus à une thrombose veineuse (phlegmatia alba dolens ). C'est Trousseau qui, le premier a signalé la relation de la phlébite oblitérante et du cancer; nous en reparlerons au sujet du diagnostic.
Complications. — Certaines complications, si fréquentes dans l’ulcère, sont extrêmement rares dans le cancer. On compte les hémorrhagies cancéreuses mortelles, tant elles sont exceptionnelles, tandis qu’elles sont