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relativement fréquentes au cas d'ulcère stomacal. La perforation de l’estomac et la péritonite suraiguë qui en est la conséquence ne se voit pour ainsi dire pas dans le cancer, tandis qu’elle est loin d’être rare dans l’ulcère. Le cancer, comme l’ulcère, peut déterminer des clapiers purulents et gangréneux; des adhérences s’établissent au contact d’une ulcération cancéreuse qui aboutit parfois à la perforation et une péritonite localisée en est la conséquence; le clapier péritonéal ainsi formé peut s’ouvrir dans le côlon (fistule gastro-colique), il peut gagner larégion ombilicale, ainsi que je l’ai dit plus haut.
Au nombre des complications il faut citer la généralisation du cancer stomacal aux autres organes. Tantôt il s’agit d’une propagation directe; c’est par les adhérences que le cancer atteint le foie, les ganglions, la rate, le pancréas, l’intestin, la paroi abdominale, tantôt il se fait une généralisation cancéreuse, au vrai sens du mot, par voie lymphatique ou par voie sanguine (cancer péritonéal, hépatique, pleuro-pulmonaire, etc.).
Diagnostic. — Je viens de décrire la marche habituelle du cancer de l’estomac, son début insidieux avec ses troubles dyspeptiques, l’amaigrissement graduel et la perte des forces, les vomissements, les hématémèses. l’anorexie, l’apparition de la tumeur et la période cachectique; mais le cancer stomacal ne procède pas toujours avec cette régularité. Dans tel cas, la lésion cancéreuse ne se révèle par aucun des signes habituels', elle est latente, il n’y a ni vomissements, ni hémalémèse, ni tumeur; le malade a toutes les apparences de la cachexie cancéreuse, mais on reste indécis sur le siège de la lésion; ou bien il y a tumeur sans aucun symptôme de cancer2. Dans tel autre cas le cancer de l’estomac n’est encore qu’à une époque peu avancée de son évolution, lorsqu’un cancer secondaire du foie se développe, domine la situation et enlève le malade, masquant par ses sviri-
1. Chesnol. Cancer Inleiil de l'estomac. Tlifcsc do Paris, 1877.