Widal. Gaz. hebdont. Décembre 1891. Janvier
et abondantes, l’entérite est cholériforme, la perte des forces est rapide et le pronostic prend chez l’enfant et chez le vieillard une véritable gravité.
Quand il y a gastro-entérite, aux symptômes précédemment énumérés s’ajoutent des douleurs gastriques, des nausées, des vomissements. Quand il y aentéro-colite, les selles diarrhéiques sont parfois sanguinolentes, glaireuses, le malade éprouve du ténesme, des épreintes, l’entérite est dite dysentériforme.
.Anatomie pathologique. — La muqueuse de l’intestin est gonflée, rouge, congestionnée, surtout autour des follicules clos et des plaques de Peyer. Les follicules isolés sont tuméfiés vers la fin de l’iléon (psorentérie), et on trouve parfois de petites ulcérations (ulcères folliculaires) développées aux dépens de ces follicules clos.
Traitement. — Chez l’adulte atteint d’entérite aiguè on prescrit un purgatif salin, 50 grammes de sulfate de soude, eau de Pullna, de BirmenstorfT, etc., qu’on répète, si c’est nécessaire, plusieurs jours de suite. L’action des évacuants une fois produite, on donne les opiacés, en potion ou en lavements; la diète doit être sévère, les boissons se composent d'eau de riz ou d’eau albumineuse édulcorée avec du sirop de gomme. Si les coliques sont très vives, on pratique des injections sous-cutanées de morphine, on applique sur le ventre des cataplasmes laudanisés. Le salicylate de bismuth, l’eau de chaux dans du lait, trouvent également leurs indications.