‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 340 sur 492 · D ugue t. Bull, de la Soc. de Moi., mai · texte numérisé non relu

D ugue t. Bull, de la Soc. de Moi., mai

qui étaient mises autrefois sur le compte de la typhlite, doivent être attribuées à l’appendicite.

En somme, la typhlite est une maladie dont le pronostic doit être réservé, à cause des complications diverses qui peuvent éclater dans le cours de son évolution ; mais elle n’a nullement ïa gravité de l’appendicite; sa durée, avec alternatives de constipation et de diarrhée, peut se prolonger plusieurs semaines; enfin la typhlite peut devenir chronique ou être chronique d’emblée *.

Anatomie pathologique. — Le cæcum enflammé présente les altérations de l’entérite aiguë, de plus, les ulcérations s’y produisent facilement. Ces ulcérations se présentent sous formes d’érosions profondes qui intéressent la muqueuse, la tunique sous-muqueuse, la tunique musculeuse et arrivent jusqu’au péritoine.

Le traitement de la typhlite consiste en purgatifs doux (huile de ricin, magnésie dans l’eau sucrée). 11 faut se méfier des purgatifs énergiques (eau-de-vie allemande), et les réserver pour le cas d’obstruction intestinale.

Sur la région malade, on appliquera, suivant le cas, des cataplasmes laudanisés, des sangsues, des vessies de glace, des vésicatoires.

D. PÉniTYPHLITE.

Étiologie. — La pérityphlite est l’inflammation du tissu cellulaire qui sépare le cæcum du fascia iliaca. Elle est habituellement produite par la typhlite et par les lésions de l’appendice vermiforme; néanmoins elle peut être primitive ou survenir à la suite d’uu traumatisme. La dénomination de pérityphlite s'adresse, par abus de langage, à des états morbides différents; souvent il s’agit d’un véritable processus inflammatoire dont le terme est généralement la formation d’un abcès, mais

Page 1