Jaccoud. Pntliolog. int., t. II, p
•i. Nmict. Th. de Paris, 1874.
G. Anllrel. Arch. de mcd. nav., t. XXIV, juillet.
MALADIES DE L’INTESTIN
ticule de Meckel, qui avoisine la terminaison de l’intestin grêle et qui est considéré comme un reste du conduit omphalo-mésentérique, atteint une telle longueur qu’il forme des nœufs autour de l’intestin3. Dans ces différentes variétés, l’étranglement atteint presque toujours la fin de l’iléon; sur 151 cas relevés par M. Bulteau, l’étranglement siège 133 fois sur l’intestin grêle et 18 fois seulement sur le gros intestin.
3° Occlusion par volvulus. Le volvulus résulte de la torsion ou de la rotation de l’intestin1 ; la laxité du mésentère favorise la torsion du cæcum et de l’S iliaque, l’intestin grêle s’enroule et s’étrangle sur un repli mésentérique qui lui sert d’axe. Parfois il n’y a qu’une simple flexion, l’anse intestinale forme un coude.
4° Occlusion par invagination. On appelle invagination la pénétration d’une portion de l’intestin dans une autre portion qui lui est supérieure ou inférieure; le plus souvent c’est la ^partie supérieure qui pénètre dans la partie inférieure. Le canal du segment invaginé est rétréci, et la nouvelle paroi est formée des trois parois intestinales emboîtées. Entre la paroi moyenne et l’interne est le mésentère qui a suivi la partie envaginée. Si l’invagination n’est pas suivie d’accidents d’étranglement, elle peut persister à l’état d’invagination chronique, et l’occlusion intestinale est incomplète. Les accidents d’étranglement qui accompagnent l’invagination sont dus au bout du segment invaginant, qui joue pour ainsi dire le rôle d'un anneau, par rapport au segment invaginé ; et il est probable que le mésentère qui attire à lui le cylindre invaginé n’est pas étranger aux phénomènes d’occlusion.
La partie invaginée, comprimée par la partie engainante, se congestionne, se tuméfie et s’enflamme; les séreuses s’accolent, et ce travail phlegmasique engendre l’une des terminaisons suivantes :