Parisse. Huit, (le l'Ac. de méd., 1851, t. XVI, p
a. L’inflammation et les accidents aigus peuvent disparaître et faire place à une invagination chronique qui rétrécit le calibre de l’intestin, et qui devient l’origine d’accidents nouveaux. — b. Le cylindre invaginé se grangrène, il est éliminé avec son repli mésentérique et rendu par les voies inférieures, pendant que les adhérences des parois préviennent les accidents de perforation intestinale et rendent la guérison possible1. — c. Autour du segment intestinal, siège de l’invagination, se développe une péritonite partielle et subaiguë, qui n’est pas exempte de dangers, ou bien une perforation intestinale se produit, et une péritonite suraiguë rapidement mortelle en est la conséquence.
Relativement au siège de l’invagination, sur un total de 705 cas, on trouve 592 invaginations iléo-cæcales, 220 invaginations de l’intestin grêle, et 151 invaginations du gros intestin8. L’invagination constitue chez l'enfant la cause presque unique de l’occlusion intestinale. La longueur du cylindre invaginé est très variable, elle atteint de grandes dimensions dans le gros intestin, et il n’est pas rare qu’un second segment intestinal pénètre dans le cylindre invaginé ; on a même vu un troisième segment pénétrer dans les deux autres.
5° Occlusion par obstruction. L’accumulation de matières fécales dans le cæcum ou dans le gros intestin, les concrétions intestinales (entérolithes), les gros calculs biliaires, les ascarides lombricoïdes réunis en paquets, les corps étrangers introduits dans le rectum (Verneuil), sont autant de causes qui favorisent l’occlusion intestinale.
6° Occlusion par pseudo-étranglement. 11 est des cas, et ils ne sont pas absolument rares, où un malade meurt avec tous les symptômes de l'occlusion intestinale; on fait l’autopsie, et l’on ne découvre aucune cause d'occlusion. L’occlusion a-t-elle eu son origine dans une paralysie