M. Bulleau. Th! de Paris
MALADIES DE L'INTESTIN
de l’intestin 1 ; cet état paralytique est-il accompagné de flexion, de coudure de l’intestin? Ces faits ne sont pas complètement élucidés.
Symptômes. — Le début de l’occlusion intestinale est des plus variables. Dans certains cas l’occlusion intestinale se révèle avec la brusquerie d’une hernie étranglée. Tout à coup, sans cause apparente, un individu est pris d’une douleur vive, intolérable, angoissante, en un point de l’abdomen avec irradiations multiples. Bientôt surviennent des nausées, du hoquet, des vomissements d’abord alimentaires, puis bilieux, muqueux, qui prennent plus tard le caractère des vomissements fécaloïdes. Le ventre, d’abord rétracté, ne tarde pas à se ballonner, et les anses intestinales se dessinent en relief plus ou moins considérable. Les selles se suppriment, le malade ne rend plus ni matière ni gaz. La prostration des forces apparaît rapidement, la température baisse, les symptômes généraux s’aggravent, le pouls devient petit, irrégulier, et la mort peu survenir en trente-six ou quarante-huit heures, en trois ou quatre jours. Cette variété, dont les symptômes rappellent en partie ceux de la hernie étranglée ou de la péritonite aiguë, n’est pas la plus fréquente.
Dans la grande majorité des cas, les symptômes de l’occlusion intestinale évoluent plus lentement. La douleur n’a ni la brusquerie ni la vivacité du cas précédent; tantôt elle est circonscrite à la région malade, tantôt elle irradie en divers sens. La constipation, ou pour mieux dire la suppression des garde-robes et des gaz, n’est complète que le deuxième ou troisième jour, lorsque le malade a vidé le bout inférieur de l’intestin. A partir de ce moment, si l’occlusion est complète, le malade ne rend plus ni matières ni gaz; à peine a-t-il quelques évacuations séro-muqueuses insignifiantes, résultat de sécrétions intestinales. Le rejet d’un peu de sang ou de quel-