DI EU LA FO Y , PATHOL. T. H
ques lambeaux (détritus de la muqueuse) est l’indice du sphacèle dans les cas d’invagination.
Les vomissements, d’abord alimentaires et muco-bilieux, prennent dès le troisième, quatrième jour ou plus tard, l’aspect et l’odeur des déjections diarrhéiques; ce ce sont les vomissements fécaloïdes. Ils sont très liquides, parce qu’ils sont mélangés aux boissons avalées par le malade, et ils sont formés par les matières contenues dans le bout supérieur de l’intestin, refoulées dans l’estomac par des contractions anti-péristaltiques de l’intestin. Dès le début de l’occlusion, le ventre se ballonne, puis le météorisme devient excessif, et parfois, surtout au moment des paroxysmes douloureux, on voit se dessiner en relief les anses intestinales, qui, suivant les cas, font saillie autour de l’ombilic ou dans les flancs. Les urines sont rares, surtout si l’obstacle siège près de l’estomac (Barlow), la soif est vive, et l’ingestion de la moindre quantité de liquide provoque des vomissements.
L’abattement, la prostration, la perte des forces, sont des symptômes précoces. Le pouls est petit, fréquent; la face est pâle, amaigrie, grippée; la peau est froide, ridée; la voix est affaiblie, grêle, cassée.
Plusieurs terminaisons sont possibles : dans les cas les plus heureux, mais les plus rares, les vomissements fécaloïdes s’arrêtent, le malade rend par les voies inférieures quelques gaz suivis de quelques déjections ; le météorisme diminue, les symptômes généraux s’amendent, le cours des matières se rétablit, et, finalement, le malade guérit. Dans d’autres circonstances, les symptômes aigus de l’occlusion disparaissent, mais le malade n’est pas guéri : il conserve des symptômes A' invagination chronique *, ce qui constitue un danger permanent. La perforation intestinale et la péritonite aiguë survenant dans le cours d’une occlusion intestinale, sont des accidents rapidement mortels; mais d’habitude ce n’est pas ainsi que