Rafinesque. Invagin, intestin, chron. Th. de Paris
MALADIES DE L’INTESTIN
la mort survient : les symptômes aigus du début se sont amendés, la douleur abdominale est moins vive, les vomissements sont moins fréquents; on serait presque tenté de voir dans cet état une amélioration : mais le malade se refroidit, il s’affaiblit, la voix s’éteint, le pouls devient irrégulier, insaisissable ; il y a de la dyspnée, du hoquet, des spasmes musculaires, les extrémités se cyanosent, et la mort arrive, après dix, douze jours, non par le fait d’une péritonite, mais au milieu de phénomènes d’auto-intoxication, ou au milieu de symptômes que Gubler a si bien caractérisés du nom de péritonisme et dont l’origine est dans le sympathique abdominal.
Diagnostic. Pronostic. — Pour ne pas confondre l’occlusion intestinale avec une hernie étranglée, il faut explorer minutieusement les régions qui sont le siège habituel ou insolite des hernies. La péritonite aiguë, la métropéritonite et surtout la péritonite par perforation-, nous l’avons vu en étudiant l’appendicite, éclatent au milieu de symptômes qui ont la plus grande analogie avec les symptômes de l’occlusion à début brusque; néanmoins, dans le cas de péritonite par perforation, le météorisme abdominal est plus uniformément généralisé, les anses intestinales sont moins dessinées, l’arrêt des matières et des gaz est moins absolu, les vomissements sont très rarement fécaloïdes, et la température est notablement élevée. On ne confondra pas l’occlusion intestinale avec la colique saturnine ou avec une intoxication aiguë. Les obstacles siégeant au niveau du rectum seront reconnus par le toucher rectal.
Reconnaître la cause qui a provoqué l’occlusion intestinale est un diagnostic souvent difficile. Le mode de début est un guide insuffisant; on a dit que les accidents brusques appartiennent surtout à l’étranglement, au volvulus, et les accidents lents et progressifs à la compression de