lluettc. Arch. de méd., août 18G
mPntTTa1 lait. deS Prr°grèS et ,e Sujet arrive ^aduellement a la cachexie. La maladie dure des mois et des
années et sa marche est quelquefois entrecoupée par des poussées aigues ; la guérison est possible, mais la mort est la terminaison la plus fréquente.
Complications. — Les complications de la dysenterie sont les suivantes : perforation de l’intestin, nui provoque, suivant le cas, une péritonite limitée, une péritonite généralisée, un phlegmon localisé autour du rectum ou du cæcum; les hémorrhagies intestinales, qui peuvent etre assez abondantes pour entraîner la inerties parotides, caractérisées par l’infiammation et par là suppuration des glandes parotides et du tissu cellulaire ambiant, suppuration qui peut envahir le tissu cellulaire du cou dont elle dissèque les masses musculaires; les paralysies partielles et passagères, qui rentrent dans la categorie des paralysies qu’on observe à la suite des maladies aiguës graves1; lesc/catnces de l’intestin, complication tardive qui peut déterminer un rétrécissement intestinal et les symptômes de l’occlusion intestinale.
L abcès du foie, qui est la complication la plus typique de la dysenterie, sera étudié avec les maladies du foie.
, Diagnostic. — Le diagnostic de la dysenterie ai<më n’ offre pas de difficulté, mais la diarrhée chronique de Cocliinchine ne doit pas être confondue avec la dysenterie chronique. Dans cette forme de diarrhée chronique, on ne trouve ni selles sanglantes ni ténesme, les déjections sont muqueuses ou même bilieuses, et la marche de la maladie n’est pas entrecoupée par des phases aiguës comme dans la dysenterie3.
Le pronostic , habituellement bénin dans la dysenterie sporadique, est beaucoup plus grave dans la forme endénique et devient terrible dans certaines épidémies.
Traitement. — Voici les préceptes formulés par Trousseau, contre la dysenterie épidémique : au début, on
1 • Pujfibel. Itevue de médecine, février 1888.
Kolscli. Arch. de phtjsitA.. 1873.
MALADIES DE L'INTESTIN
prescrit l’ipécacuanha à la dose vomitive, 3 grammes divisés en quatre paquets à prendre à dix minutes d’intervalle jusqu’au vomissement. A partir du lendemain, on donne un sel neutre, sulfate de soude, sel de Seignette, à la dose de 15 ou 20 grammes, et l’on conlinue la purgation tous les jours, ou deux fois par jour, jusqu’à ce que les garde-robes soient devenues diarrhéiques. En même temps, on attaque le mal au moyen de lavements composés de 20 à 50 centigrammes de nitrate d’argent pour 250 grammes d’eau. Les malades doivent être alimentés avec des potages, des panades épaisses, des œufs battus dans du bouillon; on leur donne comme boisson l’eau de riz, l’eau albumineuse, la décoction blanche de Sydenham. Des quarts de lavement avec quelques gouttes de laudanum peuvent servir à calmer les épreintes et le ténesme.
Le traitement de la dysenterie chronique est différent : les lavements au nitrate d’argent et les purgatifs salins à petite dose (5 à 10 grammes) doivent être conseillés; à ces moyens on ajoute le sous-nitrate de bismuth à haute dose, 10 à 20 grammes par jour. Le régime lacté et l’usage de la viande crue constituent la partie la plus essentielle du régime
Comme traitement prophylactique on doit surveiller les boissons, filtrer les eaux ou les faire bouillir, éviter les brusques changements de température, supprimer autant que possible les foyers putrides, isoler les malades, éviter la contagion, désinfecter les linges souillés et les matières fécales.