Achard. Arch. de physiol
les poumons renferment souvent des tubercules, mais peu abondants et peu avancés en âge. Une pleurésie tuberculeuse se développe parfois; M. Fernet a étudié cette association morbide, sous le nom de tuberculose péritonéoplcurale primitive1 2.
cl. Outre les péritonites que je viens de décrire; il existe encore des péritonites tuberculeuses partielles, parfois très limitées, qui accompagnent habituellement la tuberculose des trompes et des annexes de l’utérus.
Étiologie. — La péritonite tuberculeuse frappe principalement les enfants entre six et dix ans ainsi que les jeunes gens; elle n’est pas rare chez l’adulte, surtout chez les jeunes soldats; elle est exceptionnelle chez le vieillard. La misère, le surmenage, une alimentation insuffisante, les traumatismes de la région abdominale (cas de Broussais, de Cruveilhier, de Gérard Marchant), les refroidissements, la dyspepsie, l’alcoolisme, sont autant de causes favorisant l’éclosion de la maladie. La péritonite tuberculeuse est due au bacille de Koch. Mais comment le bacille tuberculeux arrive-t-il dans le péritoine? Le plus souvent il pénètre par l’intestin, dans lequel il a été introduit par l’alimentation (lait, viandes tuberculeuses). Le bacille peut attaquer l’intestin d’abord et le péritoine ensuite; mais, absorbé par les lymphatiques superficiels de la muqueuse, il peut porter ses coups primitivement sur la séreuse, en s’arrêtant dans les ganglions mésentériques. Les expériences récentes de Wesener* et de M. Cornil semblent en donner la preuve. Wesener, en faisant absorber à des animaux des matières tuberculeuses, a vu parfois se développer des tubercules dans les ganglions mésentériques, avant qu'on en puisse déceler dans les parois de l’intestin. M. Dobroklousky a démontré que le bacille peut traverser la paroi de 1 in-
1. Fernet. I)e la tuberculose pcritonéo-plcurnle subniguë (Soc. méd. des liûpit., 20 février 1884).