et sc. h. Progrès mid., n" l.'l et suiv
t AÀrch- (le* sc ■ physiol. cl natur. de Genève 1877
3. Roger. Action du foie sur les poisons. Th. de Paris, 1887.
OIEULAFOY, PATHOL. T. Il
tions favorables aux congestions de cet organe. Mais il en est de la congestion du foie comme des congestions du poumon ou des autres viscères; la description de la congestion d’un organe ne s’adresse pas à une entité morbide définie, elle s’adresse à un état morbide formé d’éléments disparates. Aussi ce chapitre de pathologie n’est-il qu’une énumération de faits dont la plupart n’ont entre eux aucun rapport, et, pour essayer de grouper ces faits, il est d’usage de les réunir en deux classes, suivant qu’ils appartiennent aux congestions dites actives (fluxions) ou aux congestions dites passives (stases).
J’étudierai donc successivement : les congestions actives et les congestions passives du foie. Mais les congestions passives du foie ont acquis une telle importance depuis les recherches qui ont été faites « sur le foie cardiaque », que je consacrerai à cette dernière forme de congestion hépatique un chapitre spécial.
Congestion active. Fluxion. — La congestion active ou fluxion est déterminée par un excès de pression dans les vaisseaux afférents (veines portes); sous l’influence de la réplétion de ces vaisseaux, le volume du foie augmente en proportion notable. Les repas copieux, les écarts de régime, l’usage des boissons spiritueuses, les purgatifs, modifient la circulation porte, excitent la cellule hépatique, provoquent la vaso-dilatation et favorisent la fluxion hépatique; j’en dirai autant des affections de l’intestin grêle (tuberculose) et du gros intestin (dysenterie), qui agissent sur le foie par les substances irritantes charriées par le sang porte. La congestion du foie est fréquente dans les fièvres intermittentes, dans les fièvres rémittentes à forme bilieuse des pays chauds (Dutrouleau); elle est le premier stade de certaines maladies hépatiques (cirrhose, hépatite). La suppression des règles ou d'un flux hémorrhoïdaire peut déterminer une fluxion hépatique. L’accès de goutte est quelquefois précédé d’une congestion du foie.
La fluxion hépatique se traduit par une sensation ce
gêne et de pesanteur à l’üypochondre droit ; il y a parfois un peu d’ictère (polycholie); le foie est sensible à la pression, il est augmenté de volume, il déborde les fausses côtes, et la percussion dénote une augmentation de plusieurs centimètres de son diamètre vertical.
Le traitement des fluxions hépatiques varie suivanl la cause qui leur a donné naissance.