‹ Manuel de pathologie interne (volume 4)Chapitre 396 sur 492 · Jaccoud. Leçons clin, de la Charité, p · texte numérisé non relu

Jaccoud. Leçons clin, de la Charité, p

cussion pratiquée au niveau des flancs, que chaque côté est alternativement mat et sonore. La forme et la limite de la matité changent, si le malade est debout.

L’auscultation de l’abdomen permet quelquefois d’entendre les bruits cardiaques et pulmonaires qui se transmettent jusqu’à la partie inférieure du ventre chez les malades atteints d’ascite (Vidal)1.

Par son accroissement, l’ascite devient un des symptômes les plus pénibles; elle gêne les mouvements et la respiration; elle a peu de tendance à se résorber ; cependant on l’a vue diminuer et même disparaître momentanément ou définitivement, à la suite de flux intestinaux et de médications diurétiques. Elle peut guérir à la suite de ponctions abdominales2.

La pathogénie de l’ascite dans la cirrhose atrophique est loin d’être élucidée. Pendant longtemps on s’est contenté d’une théorie toute mécanique, et voici comment on la formulait : Les altérations des veines portés dans le l'oie, la transformation de leurs parois, le rétrécissement de leur calibre, leur oblitération par des thromboses, tout cela est un obstacle à la circulation veineuse intrahépatique, aussi un épanchement peut-il se faire dans le péritoine, comme un œdème se fait dans le tissu cellulaire de la jambe lorsque les veines principales sont oblitérées. U y a cependant, disait-on, un correctif à cet obstacle de la circulation intra-hépatique, c’est la formation d’une circulation veineuse extra-hépatique, circulation supplémentaire, qui retarde ou amoindrit la production de l’épanchement ascitique. Et pour que la théorie fut complète, on admettait une sorte de balancement entre la production de l’ascite et la formation de cette circulation complémentaire, l’ascite devant être d’autant moins abondante que la circulation collatérale était plus développée.

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