Grasset, Mal. du sys. neru
dante et sont à peine accusées, comme si elles n’avaient pas eu le temps d’évoluer. Il y a des cas où la myélite se fait en plusieurs poussées (types à rechutes)1 2, d’autres fois elle prend une marche subaiguë ou chronique, et dans quelques cas exceptionnels elle peut guérir.
Les antiphlogistiques et les révulsifs appliqués sur la région envahie forment la base du traitement de la myélite aiguë. Les préparations mercurielles et l’iodure de potassium à la dose de 2 à 8 grammes par jour, et au delà, seront prescrits dans le cas de myélite syphilitique; nous avons ainsi obtenu la guérison rapide d’une myélite aiguë chez un malade de M. Bernheim.
Paraplégie épidémique. On a décrit, il y a une quinzaine d’années, en Espagne4, une sorte de paraplégie épidémique qu’on pourrait comparer jusqu’à un certain point à la méningite cérébro-spinale épidémique. Celte maladie, aiguë ou chronique, est caractérisée par une paraplégie incomplète, très douloureuse, avec incontinence d’urine et conservation de la contractilité électromusculaire. Quelques cas analogues ont été signalés en France3.
§10. MYÉLITES DIFFUSES CHRONIQUES.
Anatomie pathologique. — L’histoire des myélite s diffuses chroniques se confond en partie avec l’histoire des myélites diffuses aiguës4.
L’anatomie pathologique de la lésion se résume en deux mots : sclérose ou ramollissement. Le ramollissement